Prêt Pass-Foncier 
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A jour au 28 juillet 2010
Loi MLLE : art. 52/ CGI : art. 278 sexies I 3 octies, art. 284 / arrêté et
décret du 7.4.09 : JO du 9.4.09 ; CCH : art. R.318.29 ; décrets
du 20.5.09 : JO du 24.5.09 /
décret du 22.6.09 : JO du 23.6.09 /
instruction fiscale du 29.12.09 : BOI du 5.1.10 /
décret du 26.7.10 : JO du 28.7.10
Prêt Pass-Foncier® du 1 % logement
Le dispositif Pass-Foncier®
(Marque déposée pour le compte du 1 % Logement) qui reposait sur le portage du
foncier s’appliquait exclusivement à l’acquisition ou la construction d’une
maison individuelle neuve (hors copropriété horizontale).
La loi MLLE du 25 mars 2009 permet désormais l’extension de l’allègement de TVA
aux opérations Pass-Foncier® lorsque ce dernier prend la forme d’un prêt à
remboursement différé consenti par un CIL/CCI. L’allègement fiscal concerne les
opérations de vente ou de construction d’un logement neuf, en individuel et en
collectif, en secteur diffus ou en secteur groupé. Contrairement au dispositif
Pass-Foncier® mis en place par la convention du 20 décembre 2006 qui repose sur
un montage juridique spécifique (bail à construction Pass-Foncier®), le nouveau
dispositif ne nécessite pas de montage juridique particulier pour les opérations
d’accession concernées. Les caractéristiques financières du prêt (profil de
remboursement, taux d’intérêt, montant…) sont précisées par l’arrêté du 20.5.09
(JO du 24.5.09) modifiant l’arrêté du 16 mars 1992 relatif aux conditions
d’utilisation des sommes recueillies au titre de la participation des employeurs
à l’effort de construction (*).
Ce nouveau dispositif coexiste avec le dispositif Pass-Foncier® sous forme de
bail à construction. Un objectif de 30 000 logements neufs financés à l'aide
d'un Pass-Foncier® est prévu dans le cadre du plan de relance. La circulaire du
30 janvier 2009 établit une dotation régionale indicative des Pass- foncier.
Opérations éligibles au prêt dispositif Pass-Foncier® (loi
MLLE : art 52/CGI : art 278 sexies I 3 octies)
Vente ou construction de logement neuf
La vente ou la construction d’un
logement neuf destiné à être occupé à titre de résidence principale par un
ménage primo-accédant qui remplit certaines conditions sont éligibles au nouveau
système. Pour mémoire, au sens fiscal, (champ d’application de la TVA), est
considéré comme logement neuf : le logement qui est achevé depuis moins de 5 ans
et qui n’a pas fait l’objet, depuis son achèvement, d’une vente à une personne
n’intervenant pas en qualité de marchand de biens. Un immeuble ou un logement
est considéré comme achevé à partir du moment où les conditions d'habitabilité
ou d'utilisation sont réunies ou à partir du moment où il est occupé, même
partiellement. Les textes à venir (instruction fiscale certainement) préciseront
sans doute les opérations éligibles au prêt. Devraient être principalement
concernées les opérations de construction d’un logement neuf, les ventes en
l’état futur d’achèvement, les ventes après complet achèvement d’un logement
neuf.
Prix de vente ou de construction (loi MLLE : art 52 ; arrêté du 7.4.09 : JO
du 9.4.09)
Jusqu’à présent, seules les
opérations réalisées à l’aide d’un PSLA étaient soumises à un plafonnement du
prix de vente. L’extension de cette règle aux opérations bénéficiant d’un prêt
Pass-Foncier® répond à une logique de maîtrise des coûts des opérations
d’accession sociale à la propriété bénéficiant d’un ou plusieurs avantages
fiscaux. Désormais, le prix de vente ou de construction TTC du logement
bénéficiant d’un prêt à remboursement différé dans le cadre du dispositif Pass-Foncier®
est soumis aux mêmes conditions de prix que les opérations PSLA.
Pour les opérations engagées à compter du 1er janvier 2010, le
prix de vente ou de construction (TTC –incluant une TVA à 5.5%) ) du logement ne
doit pas excéder les montants suivants exprimés en m² de surface utile et
variables suivant les zones géographiques A, B1, B2 et C :
| zone A |
3 932 € |
| zone B1 |
2 637 € |
| zone B2 |
2 302 € |
| zone C |
2 014 € |
Le classement des communes dans les zones résulte
de l' arrêté
du 29.4.09 : JO du 3.5.09.
A noter : pour les opérations de construction
d’un logement, ce plafond porte sur le seul prix de la construction : ni le prix
du terrain, ni le prix total de l’opération (construction + terrain) ne sont
plafonnés.
Ces montants s’appliquent également au dispositif
Pass-Foncier® tel qu’établi fin 2006, aux opérations en zone ANRU et aux
opérations PSLA.
Par ailleurs, dans un même programme de construction ou pour un même
constructeur et pour des caractéristiques équivalentes, le prix de vente ou de
construction hors taxes des logements ne peut excéder celui des logements pour
lesquels le taux réduit de TVA de 5,5% ne s’applique pas. Cette précision, a
pour objectif d’éviter la captation par les promoteurs ou les constructeurs de
l’avantage de TVA accordé aux primo-accédants.
Conditions à remplir par le bénéficiaire du prêt Pass-Foncier® (loi MLLE :
art 52/CGI : art 278 I 3 octies arrêté et décret du 7.4.09 : JO du 9.4.09/ CCH
art R 318.29)
Le bénéficiaire du prêt doit remplir trois
conditions cumulatives :
- être primo-accédant. Cette condition s’apprécie de la même façon que dans
le cadre du Prêt à taux zéro (PTZ) : le bénéficiaire du Pass-Foncier® ne doit
pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au titre des deux
dernières années.
Comme dans le cadre du PTZ, la condition de
primo-accession n’est pas exigée dès lors que le bénéficiaire se trouve dans
l’une des situations suivantes : titulaire d’une carte d’invalidité
correspondant au classement dans la deuxième ou la troisième des catégories
prévues à l’article L.341-4 du code de la sécurité sociale, bénéficiaire d'une
allocation adulte handicapé ou d'une allocation d'éducation spéciale, victime
d'une catastrophe ayant conduit à rendre inhabitable de manière définitive sa
résidence principale.
- bénéficier d’une aide à l’accession sociale à la propriété attribuée par
une ou plusieurs collectivités territoriales ou un groupement de collectivités
territoriales du lieu d’implantation du logement.
Les montants et les formes des aides éligibles sont identiques à celles
déclenchant la majoration du PTZ
Ainsi, l'aide doit obligatoirement prendre la
forme :
- soit d'une subvention ;
- soit d'une bonification permettant l'octroi d'un prêt ne portant pas
intérêt ou portant intérêt à un taux réduit par rapport aux conditions du
marché ;
- soit d’une mise à disposition par bail emphytéotique ou bail à
construction du terrain d’implantation du logement moyennant un loyer ou une
redevance qui n’excède pas 15 euros par an.
Pour les deux premières formes d'aides, le montant de la subvention accordée
ou le coût de la bonification supporté par la collectivité locale doit être d'un
montant minimum :
| Nombres de personnes destinées à occuper le
logement |
Zone A
(en euros)
|
Zone B et C
(en euros)
|
| 3 et moins |
4 000 |
3 000 |
| 4 et plus |
5 000 |
4 000 |
- disposer de ressources inférieures ou égales aux plafonds applicables dans
le cadre de la réglementation PSLA. Les ressources prises en compte
correspondent à l'ensemble des revenus fiscaux de référence des personnes
destinés à occuper le logement.
Depuis le 10 avril 2009, les plafonds PSLA correspondent aux plafonds PTZ et
sont les suivants :
Nombre de personnes destinées à occuper le
logement
|
Zone A
(en euros)
|
Zone B ou C
(en euros)
|
| 1 |
31 250
|
23 688 |
| 2 |
43 750 |
31 588 |
| 3 |
50 000 |
36 538 |
| 4 |
56 875 |
40 488 |
| 5 et plus |
64 875 |
44 425 |
Les ressources prises en compte correspondent à
la somme des revenus fiscaux de référence des personnes destinés à occuper le
logement figurant sur l’avis d’imposition établi au titre de l’avant dernière
année précédant celle au cours de laquelle la décision par le collecteur associé
de l’Uesl d’octroyer le Pass foncier est signée par l’accédant (revenu fiscal de
référence de 2007 pour une décision d’octroi de prêt Pass foncier signée en
2009).
Caractérisques du prêt Pass-foncier
Montant du prêt
Le montant du prêt à remboursement différé Pass-foncier
octroyé par les CIL/CCI est égal à 30% du coût total d’opération dans la limite
d’un plafond établi pour chaque zone A, B1, B2 et C :
- 30.000 en zone A
- 25.000 en zone B1
- 20.000 € en zone B2
- 10.000 € en zone C
Le coût total de l’opération comprend les mêmes
éléments (toutes taxes comprises) que dans le cadre de la réglementation PTZ :
- la charge foncière ou la charge immobilière y compris les honoraires de
géomètre et les taxes y afférentes, à l'exclusion des frais d'acte notarié et
des droits d'enregistrement pour les terrains à bâtir ou les immeubles anciens
;
- les honoraires de négociation à la charge de l'acquéreur ;
- le coût des travaux, y compris les honoraires liés à leur réalisation ;
- les frais relatifs à l'assurance de responsabilité (Code des assurances :
art. L. 241-1) ou à l'assurance dommages-ouvrage (art. L. 241-2) ;
- certaines taxes afférentes à la construction :
taxe locale d’équipement (CGI : art. 1585 a) ;
- en Ile de France, taxe complémentaire à la TLE (CGI : art. 1599 octiès)
;
- taxe pour le financement des CAUE (CGI : art. 1599 b) ;
- taxe spéciale d’équipement perçue dans le département de Savoie (CGI :
art. 1599 OB) ;
- taxe départementale des espaces naturels sensibles (Code de l'urbanisme:
art. L. 142-2).
Le classement des communes dans les zones résulte
de l' arrêté
du 29.4.09 : JO du 3.5.09.
Conditions de remboursement
Le prêt Pass – foncier comporte un différé
d’amortissement, c’est à dire une période au cours de laquelle l’emprunteur ne
paie chaque mois que l’intérêt. La durée de différé du prêt Pass- foncier est
égale à la plus longue durée des autres prêts concourant au financement de
l’opération, à l’exclusion du PTZ et dans la limite d’un maximum de 25 ans.
Pendant la durée du différé d’amortissement, les intérêts du prêt sont payés
mensuellement au taux nominal annuel de :
- 1.25% par an, lorsque l’accédant est salarié du secteur assujetti à la
participation des employeurs à l’effort de construction ;
- 2.5% par an dans les autres cas.
La qualité de salarié d’une entreprise du secteur
assujetti s’apprécie au moment de la demande de PASS-FONCIER
Après la période de différé, l’amortissement du prêt Pass- foncier commence. Le
prêt est amortissable sur 10 ans maximum. Le taux nominal annuel d’amortissement
est égal à 4.5% par an .
Exemple : Prêt Pass-foncier de 40 000 €, durée du
prêt le plus long = 20 ans, accédant assujetti à la PEEC.
Montant des mensualités :
- pendant la période de différé d’amortissement, d’une durée de 20 ans : 50
€ (intérêts mensuels au taux annuel de 1,5%) ;
- pendant la période d’amortissement, d’une durée de 10 ans : 415 €
(amortissement du prêt de 40 000 € au taux annuel de 4,5%).
Remboursement par anticipation
Pendant toute la durée du prêt, l’emprunteur a la
faculté de rembourser le capital résultant dû sans être redevable d’une pénalité
de quelque nature que ce soit.
Assujettissement au taux réduit de TVA des opérations Pass-Foncier® sous
forme de prêt à remboursement différé (loi MLLE : art 52/CGI : art 278 sexies I
3 octies et art 284)
La vente ou la construction d’un logement neuf
destiné à être affecté à la résidence principale d’un ménage accédant
bénéficiant d’un prêt à remboursement différé du 1% dans le cadre du dispositif
Pass-Foncier® est assujettie au taux réduit de TVA (5,5%). L’application du taux
réduit de TVA par le mécanisme, complexe pour le particulier, de livraison à
soi-même pour les opérations de construction du bâti par le ménage accédant,
n’est pas reprise dans le nouveau dispositif et c’est un régime unique de TVA
réduite qui va s’appliquer. Les conditions requises pour bénéficier du taux de
TVA réduit doivent être remplies pendant une durée de 15 ans suivant le fait
générateur. A défaut, le bénéfice du taux de TVA réduit est remis en cause et le
bénéficiaire du prêt Pass-Foncier® est tenu de verser un complément de TVA.
La loi instaure cependant une atténuation au principe de remise en cause de
l’avantage fiscal en prévoyant une diminution du complément d’impôt dû au titre
de la TVA au-delà de la cinquième année de détention du bien. Cette diminution,
d’un dixième par année de détention au delà de la cinquième année de détention
du bien concerne également les opérations en zone ANRU, les opérations PSLA, les
opérations Pass-Foncier® relevant de la convention de décembre 2006 et les
opérations d’accession progressive des locataires à la propriété.
Sécurisation de l’opération d’accession dans le cadre du prêt Pass-foncier
Pendant la durée du différé d’amortissement,
l’emprunteur bénéficie d’une garantie de relogement sous conditions de
ressources et d'une garantie de rachat de son logement mentionnées dans le
contrat de prêt dans des conditions fixées par arrêté (arrêté du 10.8.09: JO du
12.8.09).
Entrée en vigueur du nouveau dispositif (loi MLLE : art 52)
Le nouveau dispositif concerne les opérations
engagées entre le 27 mars 2009 et le 31 décembre 2010. La notion d’engagement de
l’opération correspond à la signature par l’accédant de la décision d’octroi du
Pass foncier (décret du 20.5.09 : CGI annexe
III article 70 quinquies).
La disposition relative au plafonnement du prix de vente est applicable aux
logements ayant fait l’objet d’un dépôt de demande de permis de construire à
compter du 28 mars 2009.
Soutien aux collectivités territoriales accordant des aides à l’accession
Le dispositif Pass-Foncier® repose sur
l’existence d’une aide locale à l’accession à la propriété accordée par une
collectivité territoriale. Celle-ci peut prendre la forme d’une subvention
directe aux accédants ou d’une bonification à un établissement de crédit
permettant l’octroi d’un prêt à des conditions favorables. Son montant minimum
est alors fixé entre 3 000 € et
5 000 €, il varie en fonction de la composition du ménage et de la localisation
de l’opération.
Est posé le principe de l’octroi de subventions de l’Etat aux collectivités
territoriales et leurs groupements qui accordent des aides permettant de
bénéficier d’un Pass-Foncier® (bail à construction et prêt Pass-Foncier).
Pour mémoire, la loi de finances rectificative pour 2009 (loi du 4.2.09) a prévu
une enveloppe de 50 millions d’euros consacrée à cet effet.
C’est le préfet qui se charge de l’instruction et la collectivité doit
accompagner sa demande de subvention de la délibération autorisant l’octroi
d’aides à l’accession.
Lorsque l’aide locale atteint le seuil, la subvention de l’Etat est fixée entre
1 000 € et 3 000 €. Lorsque le seuil est atteint par le cumul de plusieurs aides
locales, la subvention accordée par l’Etat est partagée entre les différentes
collectivités territoriales ou leurs groupements.
Une instruction adressée aux DDE précisera les modalités de calcul de la
subvention de l’Etat, notamment sa répartition entre les collectivités en cas
d’intervention conjointe.
Pour bénéficier de la subvention de l’Etat, la collectivité territoriale doit
apporter la preuve de l’octroi de l’aide par le biais d’une attestation. La
subvention sera définitivement acquise après production par la collectivité du
justificatif du versement de l’aide, au plus tard dans un délai de six mois
après le versement de la subvention de l’Etat (à défaut, la collectivité doit
restituer les sommes qui lui ont été versées).
Si la collectivité se fait rembourser l’aide locale initialement accordée, elle
doit rembourser à l’Etat la subvention indue.
Les subventions peuvent être versées pour les aides accordées, c’est-à-dire
faisant l’objet d’un engagement de versement auprès des bénéficiaires, depuis le
1er janvier 2009.
Une
circulaire du 11 juin 2009 détaille les modalités de versement de cette
subvention.
Exemples
- Pour une opération située en zone A, avec un seuil de 5 000 €.
La commune verse une aide de 5 000 €. Le montant de la subvention de l'Etat
est égal à la différence entre le seuil et 2 000 €, soit 3 000 €.
- Pour la même opération (zone A / seuil de 5 000 €)
La commune verse 2000 €. Le département verse 3 000 €. Chaque aide locale ne
permet pas, par elle-même, d'atteindre le seuil. Le montant total de la
subvention de l'Etat est égal à la différence entre le seuil et 2 000 €,
soit 3 000 €.
La subvention doit ensuite être répartie entre les collectivités en fonction
d'un certain calcul : il s’agit du montant de la subvention "multiplié par le
rapport entre l'aide accordée et le seuil".
Dans l'exemple :
- Part de la subvention accordée à la commune : 3 000 x 2 000 / 5 000 = 1
200
- Part de la subvention accordée au département : 3 000 x 3 000 / 5 000 =
1 800
Total de la subvention : 3 000 €
En 2010, le versement de subventions de l'Etat
aux collectivités engagées dans des opérations Pass-foncier concernera les
subventions qu’elles ont engagées en 2009 et pour lesquelles elles n’ont pas
encore reçu le paiement ainsi que celles
qu’elles engageront en 2010.
Un flash DGALN (du 9 avril 2010) précise les
modalités techniques de versement par les services de l’Etat.
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