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Dans l’immeuble où nous sommes
locataires en vide, les boîtes à lettres ont
été dégradées. Le bailleur répartit
la dépense relative à leur changement entre
tous les locataires puisqu’il ne connaît pas l’auteur
de la dégradation. Est-ce légal ?
Le législateur n’admet
pas la responsabilité collective des locataires en
cas de dégradation d'un élément commun
de la chose louée (article 4-e de la loi du 6 juillet
1989).
Cette interdiction de présomption
de responsabilité collective des locataires est pénalisante
pour le bailleur car elle l’oblige à individualiser
l’auteur de la dégradation, ce qui n’est pas chose
aisée, puis à lui en faire supporter l’impact
financier.
Par conséquent, sur
la base de l’article précité, vous pouvez refuser
d’acquitter la quote-part de la dépense demandée
par votre propriétaire. Il ne peut légalement
exiger le paiement de la dépense que de l’auteur de
la dégradation. Si ses recherches restent infructueuses,
il doit assumer personnellement le coût de la réfection.
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