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Lors
de l'annulation judiciaire d'une vente pour erreur sur les
qualités substantielles, qui du vendeur ou de l'Administration
Fiscale doit-il rembourser les frais de mutation et de publication
payés par l'acquéreur ?
Par
un arrêt en date du 12 mars 2003, la Cour de Cassation
a récemment eu à statuer sur ce point. Lorsqu'une
vente est annulée judiciairement pour erreur sur les
qualités substantielles, les frais de mutation et de
publication payés par l'acquéreur doivent lui
être remboursés par l'Administration fiscale
et non pas par le vendeur.
Dans
l'affaire soumise à l'appréciation de la Cour,
un marchand de biens a vendu un appartement de trois pièces
dans un immeuble en copropriété, après
transformation. Les acquéreurs ont eu connaissance,
postérieurement à la vente, de l'absence de
permis de construire modificatif et de certificat de conformité
et ont demandé et obtenu la nullité de la vente
pour erreur sur les qualités substantielles.
La Cour de Cassation a motivé sa décision par
l'application de l'alinéa 2 de l'article 1961 du Code
Général des Impôts. Ainsi, l'annulation
de la vente ayant été prononcée judiciairement
par une décision passée en force de chose jugée,
les droits de mutation sont restituables par l'Administration
fiscale à l'acquéreur qui devra en faire la
demande expresse.
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