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Lors
de la vente d'un lot de copropriété dans le
cadre d'une saisie immobilière, la superficie de ce
lot doit-elle être mentionnée dans le jugement
d'adjudication ?
La
loi Carrez du 18 décembre 1996 a rendu obligatoire
dans tout contrat réalisant ou constatant la vente
d'un lot de copropriété la mention de la superficie
de ce lot et a offert une possibilité à l'acquéreur
d'exercer une action en diminution de prix si la surface réelle
se révélait être inférieure de
plus de 5% à celle énoncée dans l'acte.
La
question de savoir si les ventes sur poursuites de saisie
immobilière étaient concernées par cette
disposition n'avait jusque là jamais été
tranchée par la Cour de Cassation.
Lorsqu'une
procédure de saisie immobilière est enclenchée,
un cahier des charges fixant les conditions de la vente et
le montant du prix est rédigé et tenu à
disposition des créanciers.
La
jurisprudence a qualifié ce cahier des charges de convention
entre le saisissant, les créanciers du saisi, le saisi
lui-même et l'adjudicataire.
La
procédure se poursuit ensuite par la vente aux enchères
du bien qui aboutira au jugement d'adjudication attribuant
le bien mis aux enchères aux conditions du cahier des
charges.
La
Cour de Cassation, dans un arrêt en date du 3 octobre
2002, énonce que le jugement d'adjudication ne constitue
pas un contrat réalisant ou constatant une vente et
que les dispositions de la loi Carrez lui sont inapplicables.
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