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Je
suis bénéficiaire du revenu minimum d'insertion
(RMI) depuis plusieurs mois. Je souhaite quitter le logement
que je loue actuellement en vide. Quel délai de préavis
devrais-je respecter ?
Par
application de l'article 15-I de la loi du 6 juillet 1989,
le délai de préavis applicable au congé
est de trois mois lorsqu'il émane du locataire. Toutefois,
en cas d'obtention d'un premier emploi, de mutation, de perte
d'emploi ou de nouvel emploi consécutif à une
perte d'emploi, le locataire peut donner congé au bailleur
avec un délai de préavis d'un mois.
Le
délai est également réduit à un
mois en faveur des locataires âgés de plus de
soixante ans dont l'état de santé justifie un
changement de domicile ainsi que des bénéficiaires
du RMI.
Pour
cette dernière catégorie de population, la question
se posait de savoir s'il devait y avoir concomitance entre
le congé et le versement du RMI. En effet, les dispositions
de l'article 15 ont pour but de protéger le locataire
qui se trouve confronté à un changement brutal
de situation.
La
Cour de Cassation, par un arrêt en date du 18 février
2003, rejette cette obligation de concomitance dans la mesure
où l'article 15 ne prévoit pas une antériorité
minimale du versement du RMI par rapport à la date
du congé.
Aussi,
un locataire bénéficiaire du RMI pourra à
tout moment se prévaloir du délai de préavis
réduit à un mois.
Il
faut également rappeler que le terme bénéficiaire
du RMI désigne les personnes qui entrent dans le dispositif
RMI, qu'elles perçoivent ou non l'allocation. En effet,
les personnes qui ne perçoivent pas l'allocation parce
qu'elles ont des ressources supérieures au plafond
ne sont pas radiées de ce dispositif aussi longtemps
qu'elles sont couvertes par un contrat d'insertion (Réponse
Ministérielle du 02.02.1998 - JOAN 20.04.1998).
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