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Je
souhaite vendre un logement. Quelles sont les modalités
générales de mise en jeu du droit de préemption
de la commune ?
L'exercice
du droit de préemption par la collectivité titulaire
de ce droit est soumis à une procédure stricte.
En
toute hypothèse, l'exercice de ce droit de préemption
n'est pas la règle générale. En effet,
toute décision de préemption doit être
motivée. Cette motivation doit être fondée
sur un des objets prévus aux articles L. 210-1 et L.
300-1 du Code de l'Urbanisme : mise en uvre d'un projet
urbain, d'une politique locale de l'habitat, du maintien ou
de l'extension d'activités économiques, du développement
des loisirs et du tourisme, réalisation d'équipements
collectifs, lutte contre l'insalubrité, politique de
renouvellement urbain ou mise en valeur du patrimoine bâti,
ou constitution de réserves foncières pour permettre
la réalisation d'une de ces opérations ou actions.
La
procédure débute par une formalité incombant
à tous les propriétaires qui désirent
procéder à une mutation à titre onéreux
d'immeuble soumise au droit de préemption : l'envoi
au maire de la commune d'une déclaration d'intention
d'aliéner (DIA) établie habituellement par le
notaire rédacteur de l'acte.
Le
titulaire du droit de préemption dispose alors d'un
délai de deux mois pour notifier au propriétaire
soit son refus d'acquérir l'immeuble (le défaut
de réponse étant assimilé à un
refus), soit son acquisition au prix indiqué dans la
DIA, soit son offre d'acquérir à un autre prix
qu'il propose.
La
DIA peut être retirée par le vendeur tant que
l'offre n'a pas été acceptée par le bénéficiaire
du droit de préemption.
A
la suite de la notification d'acceptation, le propriétaire
dispose à son tour d'un délai de deux mois pour
aviser la collectivité soit qu'il accepte le prix qu'elle
lui a offert, soit qu'il maintient le prix indiqué
dans la DIA, soit qu'il renonce à l'aliénation
projetée.
A
défaut d'accord amiable, la collectivité titulaire
du droit de préemption peut faire fixer le prix par
le juge de l'expropriation.
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