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Le
mur qui sépare ma propriété de celle
de mon voisin est mitoyen. Puis-je abandonner cette mitoyenneté
car je ne pourrai pas assumer le coût des réparations
nécessaires à l'avenir ?
L'abandon
de mitoyenneté est une faculté réservée
à l'un des copropriétaires qui peut ainsi se
décharger des frais d'entretien d'un mur mitoyen (article
656 du Code Civil).
L'abandon
de la mitoyenneté du mur est possible s'il ne sert
pas de séparation entre bâtiments. Il n'est pas
possible si le demandeur retire du mur un avantage particulier
comme le soutien des terres de sa propriété.
De manière logique, l'abandon ne serait pas non plus
possible si des réparations sont nécessaires,
non en raison de la vétusté du mur, mais par
la faute du demandeur. En effet, la jurisprudence estime que
l'abandon ne libère pas son auteur de sa part de responsabilité.
Ce n'est qu'après la réparation des dommages
dus à son fait que le propriétaire peut le faire.
L'abandon ne libère de l'obligation d'entretien que
pour l'avenir.
L'abandon
investit d'office le voisin de la propriété
exclusive du mur sans qu'il ait à donner son accord.
Il doit être expressément formulé dans
un acte notarié ou sous seing privé. Etant donné
que sa publicité au bureau des hypothèques est
nécessaire pour le rendre opposable aux tiers, si l'acte
revêt la forme sous seing privé, il devra être
déposé aux minutes d'un notaire avec reconnaissance
d'écritures et de signatures.
Il
est préférable que les deux copropriétaires
interviennent pour cet acte, l'un pour faire l'abandon, l'autre
pour l'accepter. A défaut d'acceptation, il conviendra
de le notifier par huissier au voisin et d'obtenir éventuellement
un jugement.
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