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Je
suis propriétaire d'un appartement que je loue vide.
Depuis la loi SRU, le syndic nous demande de payer nos charges
par provision au début de chaque trimestre. Fiscalement,
nous ne pouvons déduire de notre revenu brut foncier
que des charges réellement payées. Or, le syndic
ne nous communiquera la ventilation définitive de ces
charges que l'année suivante. Pouvons-nous quand même
déduire le montant des provisions de notre revenu brut
foncier ?
La
loi SRU a en effet imposé aux syndicats de copropriétaires
d'établir chaque année un budget prévisionnel
pour couvrir les charges courantes de fonctionnement. Sur
la base de ce budget, les copropriétaires sont tenus
de verser une provision au début de chaque trimestre,
en principe.
Ces nouvelles modalités sont pénalisantes lorsque
le copropriétaire loue son appartement. En effet, fiscalement,
une charge n'est déductible que lorsqu'elle a été
effectivement payée par le syndicat des copropriétaires
et affectée à une dépense déductible
au regard des règles relatives aux revenus fonciers.
Or, la ventilation définitive des charges est généralement
effectuée l'année suivante.
La
loi de finances rectificatives pour 2004 (article 49) autorise
désormais le copropriétaire bailleur à
déduire intégralement les provisions destinées
à couvrir les dépenses prévues au budget
prévisionnel ainsi que celles prévues pour financer
les travaux hors budget prévisionnel au titre de l'année
d'imposition en cours. En contrepartie, le bailleur doit procéder
à la régularisation des charges légalement
déductibles l'année suivante.
Le
mécanisme se décompose donc en deux temps :
- l'ensemble
des provisions payées par le copropriétaire
est déduit des revenus de l'année en cours
;
- ce
montant est diminué des provisions déduites
l'année précédente qui n'auraient pas
dû l'être, c'est-à-dire celles correspondant
à des charges déjà couvertes par la
déduction forfaitaire ou qui ne sont pas déductibles
du revenu foncier (exemple : les sommes dont le syndic n'a
pas engagé les dépenses)
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