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Malgré
la demande du conseil syndical de convoquer une assemblée
générale, le syndic ne répond pas. En
qualité de président du conseil syndical, puis-je
le faire ?
En
principe, l'assemblée générale d'une
copropriété doit se réunir au moins une
fois par an. Elle est convoquée à l'initiative
du syndic (article 7 du décret n°67-223 du 17 mars
1967).
La
loi n'impose aucun délai au syndic pour réagir
à la demande de convocation émanant du conseil
syndical ou d'un ou plusieurs copropriétaires disposant
de 25% des voix.
Toutefois,
s'il ne réagit pas, le président du conseil
syndical peut le mettre en demeure, par lettre recommandée
avec accusé de réception, de convoquer l'assemblée
générale. Le syndic doit alors la convoquer
sans pouvoir juger de l'opportunité de la réunion
demandée.
S'il
ne répond pas dans les huit jours suivant la réception
de la lettre ou s'il refuse, le président du conseil
syndical dispose du pouvoir de convoquer lui-même l'assemblée
générale. La convocation sera alors notifiée
au syndic, par lettre recommandée avec accusé
de réception.
Pour
gagner du temps, la première requête adressée
au syndic pour lui demander de réunir l'assemblée
générale peut être faite sous forme d'une
mise en demeure encadrée dans un délai particulier.
Il est conseillé d'agir ainsi lorsqu'on est presque
sûr que le syndic ne répondra pas favorablement
à la demande de convocation parce que l'assemblée
générale doit, par exemple, se prononcer sur
sa révocation et l'élection d'un nouveau syndic.
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