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Je
dois faire réaliser un ravalement sur ma résidence
principale. Pour cela un échafaudage doit être
posé. Deux difficultés se présentent
à moi. La première est que cet échafaudage
doit reposer sur le domaine public. La seconde est qu'il doit
également reposer sur la propriété voisine.
Que puis-je faire ?
Dans
le premier cas, la réponse à apporter à
votre question est relativement simple. En effet, dans le
cas où votre échafaudage doit reposer ou surplomber
le domaine public, une autorisation d'échafaudage est
obligatoire. Vous devez la demander auprès des services
de police ou de voirie de la commune.
Dans
le second cas, la réponse à apporter à
votre question est là encore simple mais son application
peut soulever des difficultés. En effet, pour édifier
un échafaudage sur la propriété voisine,
vous devez préalablement obtenir l'accord de votre
voisin. Il en irait de même si, sans pénétrer
chez lui, vous deviez surplomber son terrain avec un échafaudage
mobile installé à partir de chez vous. En effet,
l'espace aérien situé au-dessus d'une propriété
appartient au propriétaire du sol.
Dans l'absolu, votre voisin a la possibilité de vous
interdire cet empiètement sur sa propriété.
Cependant, en pratique, en cas de refus, le juge a qualité
pour passer outre et vous autoriser à passer et empiéter
sur la propriété d'autrui. Il s'agit de l'application,
non d'un droit, mais d'une contrainte de voisinage dénommée
" le tour d'échelle " ou " échelage
". Ainsi,
en cas d'accord du voisin, les parties fixent librement, par
écrit, les modalités du passage et de l'empiétement
(date et heures, durée, précautions à
prendre, réparation des dégâts, indemnité
d'occupation).
A défaut d'accord du voisin, vous devrez introduire
un référé auprès du président
du tribunal de grande instance, afin de vous faire autoriser
à pénétrer chez votre voisin. Pour cela,
contactez un huissier de justice. Cependant, cette possibilité
de pénétrer et d'empiéter sur la propriété
voisine ne vous sera accordée que :
- si
ces travaux ont un caractère indispensable ;
- s'il
est impossible de ne pas passer sur le fonds voisin ;
- si
la gêne causée à votre voisin n'est
pas disproportionnée à l'intérêt
des travaux ;
- si
l'autorisation n'est que temporaire.
En fonction du préjudice subi, le juge peut vous contraindre
à indemniser votre voisin.
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