On note une nette amélioration des performances entre appareils anciens et récents.

Il existe aujourd’hui des chaudières à alimentation automatique utilisant notamment du bois déchiqueté (plaquettes) ou des granulés. Un silo stocke le combustible et une vis sans fin l’achemine jusqu’à la chambre de combustion de la chaudière, sans que l’utilisateur n’ait à intervenir. Les émissions de polluants sont très faibles et le rendement énergétique peut atteindre 85%. Il est plus facile aujourd’hui de s’approvisionner en plaquettes qu’en granulés sur notre région.

>> Voir liste des fabricants de chaudières sur le site de « Flamme verte ».

>> Voir la liste des fournisseurs de plaquettes en Auvergne.

>> Voir l'exemple de silo à bois déchiqueté avec vis sans fin pour alimenter la chaudière (installation pour une chaufferie collective).

Aides à l’acquisition d’appareil de combustion

Sauf poêle à granulés et poêle de masse, les appareils de combustion de rendement supérieur à 60% bénéficient d’un crédit d’impôt 2005 de 40% sur le prix de la fourniture si l’installation est effectuée par un professionnel.

>> Plus d’informations sur le site de « Flamme verte », le label des appareils de combustion bois
et sur le crédit d’impôt en général.

D’autre part, dans le cadre du Plan Bois Energie, le Conseil Régional d’Auvergne peut accorder une aide de 10% du prix de l’installation d’une chaudière à plaquettes après délibération. De même, les Conseils Généraux peuvent aussi accorder une aide de 10%. La condition pour obtenir ces aides est de justifier notamment d’un approvisionnement fiable en plaquettes forestières.
Globalement, le prix d’acquisition d’une chaudière à plaquettes est plus élevé qu’une chaudière à fioul ou gaz, mais le combustible est moins onéreux et peu sujet à des variations.

>> Pour savoir comment obtenir ces aides : contactez-nous.

Attention aux idées reçues :
- Le bois est une énergie renouvelable si le prélèvement sur la forêt reste inférieur à l’accroissement biologique. C’est largement le cas en France et en Auvergne. La forêt française n’est donc pas menacée par l’exploitation de bois. Au contraire, l’exploitation effectuée avec savoir-faire entretient la forêt en éclaircissant les boisements. L’accroissement annuel de la forêt française est de 95 millions de m³, dont presque la moitié est inutilisée.
- De même, tant que le prélèvement de bois est compensé par un accroissement des arbres, le CO2 émis par la combustion est réabsorbé par la croissance des arbres : c’est pourquoi on considère que les émissions de CO2 sont nulles à l’utilisation du bois (exceptées celles liées à la coupe et au transport).
- Le bois émet-il plus de polluants locaux (particules, NOx, CO,…) que le fioul ou même le charbon ? Cela peut être vrai dans certains cas : si l’appareil de combustion est ancien et de mauvaise qualité, et/ou si le bois est souillé ou humide. Mais hormis ces circonstances, le chauffage au bois ne pose pas de problème de pollution.

>> En savoir plus : fiche ADEME «  le chauffage au bois ».

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