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Un calcul intégrant la somme des déperditions donne
un coefficient de déperdition global (noté U bât),
qui doit être inférieur à une valeur de référence
(U bât-réf) pour que le bâtiment respecte la réglementation.
Voici les valeurs de référence U et de garde-fous exigées par la RT 2000, avec un exemple de disposition à mettre en place pour respecter la valeur de référence, donné à titre indicatif :
>> Voir le tableau.
Par exemple, le coefficient de déperdition d’un mur doit être inférieur à 0,4 W/m².°C, ce qui est le cas d’une surface constitué de 10 cm d’isolant. Dans la pratique, les autres matériaux constitutifs du mur contribuent aussi à l’isolation. Pour respecter la valeur de référence, il n’est donc pas obligatoire d’avoir
10 cm d’isolant.
>> En savoir plus sur la RT 2000.
Vers une RT 2005 ?
La RT 2005 devrait apporter une amélioration de 15% des performances thermiques des bâtiments par rapport à la RT 2000. Son application ne devrait pas être à l’ordre du jour avant 2006.
Inertie thermique
Qu’est-ce que l’inertie ?
L’inertie thermique se définit pour un matériau comme sa capacité à accumuler la chaleur, pour la restituer ensuite dans un délai plus ou moins long.
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Concrètement, cela implique que l’évolution de sa température suit plus ou moins vite celle du milieu ambiant.
Pour un bâtiment soumis à des variations de température extérieure,
la question est analogue : sa température variera-t-elle suivant les aléas extérieurs ? Le sujet est important pour le confort et les dépenses d’énergie :
- pour le confort, car une forte inertie est gage d’une température stable sur plusieurs heures. Mais ce qui peut être un avantage dans certains cas peut devenir un inconvénient, car une fois refroidi un bâtiment met plus de temps avant de retrouver une température de confort.
- l’inertie peut augmenter ou réduire les besoins d’énergie selon différents paramètres. Il faut donc bien connaître ses besoins, pour éviter tous désagréments liés à cette question d’inertie thermique.
On peut considérer qu’un bâtiment a une inertie élevée si sa température ne chute pas rapidement en l’absence de tout apport de chaleur. Par exemple une maison bien conçue peut voir sa température diminuer de seulement 2°C en 24 heures, par une température extérieure de 8°C, sans apport de chaleur (solaire ou chauffage). Dans les mêmes conditions, une maison à faible inertie peut se refroidir de 2°C en 2 heures.
Comment augmenter l’inertie d’un bâtiment ?
En fait, l’inertie est une notion importante pour la conception du bâtiment mais n’est pas mesurable ni calculable de manière exacte.
Il s’agit d’un paramètre utilisé pour les calculs thermiques réglementaires auquel on attribue aucune valeur chiffrée mais une classe : inertie très forte; forte; moyenne faible ou très faible. On détermine la classe d’inertie selon différents critères définis par la réglementation.
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