L’inertie dépend d’une part de l’isolation, et d’autre part de la masse thermique du bâtiment.
Plus le bâtiment est isolé, plus grande est son inertie. L’isolation réduit les déperditions de chaleur et donc les variations de température.
La masse thermique peut être augmentée notamment par de lourdes parois intérieures et extérieure en utilisant des matériaux appropriés.
La masse thermique est le produit de la masse des matériaux par leur capacité calorifique.

Attention ! Si l’isolation de l’enveloppe du bâtiment se fait par l’intérieur, la masse thermique des murs externes (pierre, béton) ne contribuera pas à la masse thermique et à l’inertie. Par contre, une bonne isolation externe associée à d’épais murs assurera une grande inertie thermique.
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>> En savoir plus sur l’inertie.

Dans quels cas préférer une inertie forte ?

Une inertie forte est plus intéressante lorsqu’un bâtiment ne doit pas subir d’importantes variations
de température l’hiver, donc lorsqu’il est chauffé et occupé de manière continue.

En général, une maison chauffée au solaire actif ou passif doit posséder une forte inertie liée à l’intermittence des apports solaires.
Par contre, pour une même isolation, s’il n’y a pas d’apports solaires, une faible ou forte inertie n’a pas d’incidence sur la consommation d’énergie l’hiver.

Une inertie forte est utile pour éviter les fortes températures estivales intérieures grâce à la conservation du rafraîchissement nocturne.

Dans quels cas préférer une inertie faible ?

Avoir une faible masse thermique est pertinent lorsque l’occupation d’un bâtiment ou d’un logement est occasionnelle, nécessitant une augmentation rapide de la température. Par exemple, une habitation peut être inoccupée le jour et maintenue à 15°C, elle doit être chauffée à 19°C la soirée lors de la présence des occupants. En période de sommeil, la température peut être réduite à 16°C et remise à 19°C pour le réveil. Dans cet exemple, les variations de la température intérieure sont fréquentes et une forte inertie serait handicapante.

Les modes de chauffage qui s’accommodent bien d’une faible inertie sont le chauffage par convecteurs électriques, chaudière au gaz, fioul ou bois avec programmateur horaire de la température.

Comportement au feu des matériaux isolants

En France, les matériaux bénéficient d’un classement au feu basé sur le critère de l’inflammabilité. Cette classification comporte 6 échelles, de M0 incombustible à M4 très facilement inflammable. Ce classement au feu est établi par procès verbal par le Laboratoire National d’Essai (LNE). L'arrêté du 21 novembre 2002, fixe pour les produits de construction autres que les sols, les Euroclasses admissibles au regard des catégories M mentionnées dans les règlements de sécurité incendie.

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