Pour connaître la performance d’un vitrage, on peut se renseigner soit sur sa classe thermique (de th5 à th11 : plus elle est élevée, meilleure est l’isolation), soit sur son coefficient de déperdition thermique (noté U w) en W/m².°C (noté aussi W/m².K).
Plus ce coefficient est élevé, moins la fenêtre est performante. On peut aussi parfois trouver comme donnée la résistance thermique d’une menuiserie,
en m².°C/W , qui est simplement l’inverse du coefficient de déperdition. Ainsi, une résistance thermique de 0,5 m².°C/W correspond à un coefficient de déperdition de 2 W/m².°C.

>> Voir le graphique.
(Source : « La maison des négawatts », aux éditions Terre Vivante).
Le graphique suivant donne des exemples de coefficient de déperditions globales pour différents types de fenêtre.
Les valeurs 4/10/4 indique les épaisseurs de verre (4mm) et de la lame d’air (10mm) dont est fait le double vitrage.

Pour obtenir des vitrages très performants (déperdition inférieures à 1,3 W/m².°C), des fabricants remplissent l’espace du double vitrage par de l’argon, un gaz lourd freinant les transferts de chaleur mieux que l’air. Ce type de vitrage pourrait se généraliser dans un proche avenir pour les constructions neuves.

Combien coûtent les vitrages performants ?


Les prix constatés pour les meilleurs vitrages (coefficient de déperdition de l’ordre de 1,1 W/m².°C) restent inférieur à 180 euros/m² TTC pour la fourniture. Ils surpassent d’environ 30% les prix de vitrages classiques exigés par la réglementation thermique 2000 (déperditions de 2,4 W/m².°C).

Le prix du vitrage est à comparer avec celui de la construction évitée d’un mur opaque, qui va de 70 à 90€ par m². Le surcoût d’une construction de maison intégrant un chauffage solaire passif,
avec 12 m² de vitrage, ne dépassera donc pas 1500€.


Les apports solaires passifs représentent-ils une part importante du chauffage ?

On note tout d’abord que les apports solaires par un vitrage isolant ayant une déperdition thermique moyenne (2 W/m².°C) compensent presque toujours les déperditions de jour. En effet, le flux thermique de déperdition par une température extérieure de –10° sera de 60 W par m². Or les apports solaires pendant une journée d’hiver sont de 800 W/m² dans les conditions favorables, mais ne descendent presque jamais en dessous de 100 W/m² : l’éclairage du soleil est toujours présent, même par temps très nuageux. On voit donc que de jour, le bilan « apports moins déperditions» de chaleur est toujours favorable pour une vitre, tandis qu’un mur opaque ne fait que laisser la chaleur s’échapper par conduction.

Les vitres performantes ne laissent donc pas partir la chaleur le jour. La nuit, un store réduit les déperditions, toutefois elles restent supérieures à celles d’un mur opaque.

On considère, par exemple, une maison « moyenne » à Clermont-Ferrand de surface au sol 100 m², de déperdition 170 W/°C, ce qui correspond aux exigences de la RT 2000. Cette maison se chauffe partiellement au solaire passif : elle possède 12 m² de vitrage au sud sur lesquels ne porte aucune ombre. Ces vitrages laissent passer 75% de l’énergie incidente.

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