Les déperditions thermiques se trouvaient alors fortement augmentées. Pour cette raison la ventilation naturelle est déconseillée dans le cadre de la maîtrise de l’énergie.

Aujourd’hui, la solution la plus couramment employée est l’extraction mécanique par VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée). Un ventilateur extrait l’air intérieur vers l’extérieur des différentes pièces humides via des gaines. Dans le même temps l’air froid s’infiltre par des entrées d’air situées dans les pièces sèches (chambres, salon,…). Le débit d’air reste le même quelque soit les conditions extérieures. Il faut dans ce cas bien dimensionner l’installation et trouver le compromis entre renouvellement d’air suffisant et déperditions de chaleur minimales.
Le coût d’une installation complète de VMC simple flux est de l’ordre de 400€ pour un logement neuf (3 bouches d’extraction).
Il existe par ailleurs des VMC hygroréglabes. Le débit varie avec l’humidité de l’air donc avec le nombre et l’activité des occupants (par exemple lorsqu’un occupant prend une douche, le débit de la ventilation augmente). Leur coût est de l’ordre de 700€.
Elle permet des économies d’énergie de l’ordre de 7
à 12% par rapport à une VMC simple.

Les ventilations économes

Il existe également deux systèmes permettant de réduire de 40 à 70% les déperditions de chaleur par renouvellement d’air : il s’agit notamment de la ventilation double flux avec échangeur et du puit canadien pour la prise d’air neuf.

La ventilation double-flux : un ventilateur extrait l’air du logement
tandis qu’un autre en introduit. L’installation nécessite un double réseau de gaines ainsi qu’un échangeur thermique. Pour ces raisons son prix est beaucoup plus important. L’économie réalisée par la suite n’est pas négligeable : la récupération d’énergie sur l’air extrait varie de 30 à 70% selon les performances de l’équipement : l’air sortant chauffe l’air entrant grâce à l’échangeur thermique.

Le puits canadien : il s’agit de faire passer l’air entrant dans un tuyau à 1,5 mètre de profondeur dans la terre, où la température est fraîche en été et douce en hiver.
L’air extérieur est ainsi préchauffé l’hiver et rafraîchi l’été.

>> Voir le diagramme : Variations de température de l'air à l'entrée et
à la sortie d'un puits provençal sur 9 jours en Juillet à Toulouse.

(Source : ©Claude Steenhoute pour « Fraicheur sans clim’ » aux éditions
Terre vivante).


Cette courbe nous montre la fraîcheur apportée en été par un puits canadien (ou provençal).

L’investissement est faible, il se limite en général aux travaux de terrassement effectué par le propriétaire.
L’installation d’un puits canadien nécessite le creusement d’une tranchée de 30 à 40 mètres de long pour introduire un tuyau d’environ 20 cm de diamètre. Un ventilateur de puissance électrique modérée assure la circulation d’air.

>> Plus d’informations (techniques) sur le puits canadien.

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