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IV - L'accés et le maintien dans le logement |
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Introduction |
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Le logement recherché doit correspondre aux besoins du ménage ainsi qu’à ses possibilités financières, en tenant compte de tous les frais annexes (taxes d’habitation et d’ordures ménagères, EDF-GDF, eau, chauffage, assurance locative obligatoire, charges collectives en copropriété, etc...)
Une fois le logement choisi, encore faut-il que l'accès aux lieux soit facilité au plan financier et pratique. A cette fin, il existe des aides de différentes natures permettant : - un allègement de la charge de loyer par le versement d'aides au logement, - le financement du dépôt de garantie à l'entrée dans le logement et la garantie du paiement des loyers et des charges, - le versement d'aides ponctuelles au déménagement, à l'achat du mobilier - le règlement des situations d'impayés de loyers et/ou de charges
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1- Les prestations logement |
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Il existe principalement 3 types d'aides au logement, non cumulables :
l'Allocation Logement Familiale (ALF) :
Elle est accordée
- aux personnes ayant des enfants ou des personnes à charge
- aux personnes mariées depuis moins de 5 ans, et si l'un ou l'autre des conjoints a moins de 40 ans au moment du mariage
l’Allocation-Logement à caractère Social (ALS) :
Elle est réservée aux occupants des logements du secteur privé qui n'ouvrent pas droit à l'ALF ou l'APL, et présentant des normes minimales de confort, de superficie et de sécurité
l'Aide Personnalisée au Logement (APL) :
Elle concerne
- les locataires louant un logement à un propriétaire ayant passé une convention APL avec l'Etat
- les propriétaires de logement financés au moyen de prêts à l'accession sociale (PAS), de prêts d'accession à la propriété (PAP) ou de prêts conventionnés (PC) pour l'acquisition de logements neufs ou anciens, avec ou sans amélioration.
Conditions de versement des aides au logement :
● Payer un loyer
- le propriétaire des lieux n'est ni un parent ou un grand-parent, ni un enfant ou un petit-enfant
- le logement est une maison, un appartement, un foyer, un hôtel, un meublé, une résidence universitaire
- la quittance de loyer et le bail sont au nom du locataire
● Rembourser un prêt pour l'acquisition d'un logement neuf ou ancien, avec ou sans travaux
● Occuper le logement à titre de résidence principale, c'est à dire au moins 8 mois par an
● Ne pas excéder certains plafonds de ressources.
Attention : les jeunes de moins de 25 ans peuvent bénéficier d'une aide au logement à titre personnel, mais leurs parents ne recevront plus les prestations les concernant.
La loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains) du 13 décembre 2000 a modifié le Code de la Sécurité Sociale. L'aide au logement à caractère locatif n’est attribuée que si le logement répond aux caractéristiques de logement décent telles qu'elles sont fixées par le décret du 30 janvier 2002, à savoir :
● Le logement doit satisfaire à certaines conditions au regard de la sécurité physique et de la santé des locataires :
- il assure le clos et le couvert. Le gros oeuvre est en bon état d'entretien et de solidité, et protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d'eau. Les menuiseries extérieures et
couverture assurent la protection contre les infiltrations d'eau
- les dispositifs de retenue des personnes sont dans un état conforme à leur usage
- la nature et l'état de conservation et d'entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité
physique des locataires
- les réseaux et branchements d'électricité et de gaz, les équipements de chauffage et de production d'eau chaude sont conformes aux normes de sécurité
- les dispositifs d'ouverture et de ventilation permettent un renouvellement de l'air adapté aux besoins d'une occupation normale du logement
- les pièces principales bénéficient d'un éclairement naturel suffisant et d'un ouvrant donnant à l'air libre
- le logement ne doit pas être frappé d'un arrêté d'insalubrité ou de péril
● Le logement doit comporter les éléments d'équipement et de confort suivants :
- une installation permettant un chauffage normal
- une installation d'alimentation en eau potable
- des installations d'évacuation des eaux ménagères empêchant le refoulement des odeurs
- une cuisine ou un coin cuisine permettant d'installer un appareil de cuisson, et comprenant un évier avec eau chaude/eau froide
- une installation sanitaire intérieure avec WC, baignoire ou douche
- un réseau électrique permettant l'éclairage suffisant de toutes les pièces ainsi que le fonctionnement des appareils ménagers courants
● Le logement doit obéir à des normes de surface et de volume :
- il doit disposer au moins d'une pièce principale ayant soit une surface habitable au moins égale à 9 m2 et une hauteur sous plafond au moins égale à 2.20 m, soit un volume habitable au moins égal à 20 m2.
Si le logement ne satisfait pas à ces conditions de décence, l'aide pourra toutefois être maintenue dans 2 cas :
- lorsque le locataire agit en justice pour demander la mise en conformité du logement
- sur examen au cas par cas pour tenir compte de la situation sociale de la personne ou de la famille.
Montant des aides au logement :
● Leur montant dépend d'un certain nombre de facteurs :
- du lieu de résidence
- des ressources du foyer
- du nombre d'enfants et autres personnes à charge
- du loyer (hors-charges) ou de la mensualité de remboursement de prêt dans la limite d'un certain plafond.
L'APL est versée directement au propriétaire ou au prêteur. L'ALF et l'ALS sont versées à l'allocataire mais peuvent être versées directement au propriétaire par le système du tiers-payant, ce qui lui apporte une réelle garantie de paiement
L'aide est attribuée à compter du mois suivant la date d'entrée dans le logement. Exemple : pour un emménagement au 1er octobre, l'aide est due à compter du mois de novembre.
Pour évaluer le montant de l’aide à laquelle un ménage a droit, il est souvent préférable de s’adresser directement aux caisses qui en assurent le paiement; en effet les modalités de calcul sont complexes et de multiples dérogations existent notamment pour prendre en compte les situations sociales délicates :
Contacts :
Caisse d’Allocations Familiales (CAF) 0.820.25.89.10
Caisse de Mutualité Sociale Agricole Bourgogne (MSA)
Pour une première évaluation, il est possible de contacter :
ADIL89
Tél : 03.86.72.16.16
Attention : l'aide qui est versée par la CAF ou la MSA est adaptée à une situation bien précise. Il faut signaler à la caisse tout changement de situation familiale, professionnelle ou tout déménagement.
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2- Le dépot de garantie et la garantie de paiement des loyers |
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« Coup d’pouce logement » Le Conseil Régional de Bourgogne intervient en matière d'accès au logement pour aider les personnes de moins de 30 ans qui recherchent un logement à louer en Bourgogne.
Il s'agit d'une avance remboursable sans frais du dépôt de garantie d'un montant de 700 € pour une personne seule et de 1000 € pour un couple ou deux co-locataires (avance accordée par le Crédit Agricole).
La demande s'effectue en téléchargeant le dossier de demande d'aide sur le site du conseil régional ou dans les antennes du conseil régional.
Conseil Régional de Bourgogne Coup d'Pouce Logement 17 bd de la Trémouille 21000 DIJON Tél: 03.80.44.33.00 www.cr-bourgogne.com
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Le LOCA-PASS et le PASS-GRL
- l'avance LOCA-PASS : cette aide du 1% logement est versée directement au bailleur pour le financement du dépôt de garantie. Cette aide est accordée sous forme de prêt remboursable sans intérêt.
Tout ménage entrant dans un logement locatif du parc social ou privé peut en bénéficier.
- la garantie LOCA-PASS : l'organisme du 1 % logement garantit au propriétaire le paiement du loyer et des charges jusqu'à concurrence de 18 mois (voire 36 mois lorsque le logement fait l'objet d'un conventionnement dans le cadre du statut du bailleur privé)
Peuvent en bénéficier :
- les salariés des entreprises du secteur privé assujetti, que l'entreprise ait plus ou moins de 10 salariés, quelle que soit l'ancienneté ou la nature du contrat de travail,
- les jeunes de moins de 30 ans, en recherche ou en situation d’emploi,
- les étudiants boursiers de l'Etat,
- les étudiants de moins de 30 ans ayant un contrat de travail d'au moins 3 mois, ou un contrat de formation ou d'apprentissage ou une convention de stage d'au moins 3 mois.
Contact :
Le Comité Interprofessionnel du Logement de l’Yonne (CIL de l’Yonne)
Tél : 03.86.72.09.40
- le PASS-GRL :
A compter de janvier 2007, un nouveau produit de garanties assurantielles contre les risques locatifs,
dénommé « PASS-GRL » est créé.
Il s’agit d’un dispositif permettant de favoriser l’accès au logement d’un plus grand nombre de candidats
locataires par le développement de contrats d’assurances souscrits volontairement par les bailleurs afin de
les garantir contre le risque d’impayés de loyers.
A cet effet, une convention a été signée, le 20 décembre 2006, entre l’Etat et l’Union d’Economie Sociale
pour le Logement (UESL), afin d’apporter aux sociétés d’assurance, qui accepteront de s’engager dans le
dispositif, une compensation financière en cas de sinistre à condition qu’elles étendent leur garantie aux
locataires exclus par les critères habituels de solvabilité et définis dans un cahier des charges social. La
compensation sera versée soit par le 1% logement, soit par l’Etat selon que le locataire est ou serait
éligible au dispositif Loca-pass.
Ce nouveau dispositif a vocation à se substituer à terme à la garantie Loca-pass.
Contact :
Le Comité Interprofessionnel du Logement de l’Yonne (CIL de l’Yonne)
Tél : 03.86.72.09.40
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Le Fonds Unique de Solidarité Logement (FUSL)
Le FUSL comporte deux volets :
ACCES AU LOGEMENT Le FUSL accorde des aides financières aux personnes ou familles éprouvant des difficultés à financer les frais nécessaires pour accéder à un logement décent et indépendant, répondant à des normes de confort et de salubrité. La demande d'aide doit être déposée avant l'entrée dans le logement, ou, à titre tout-à-fait exceptionnel et dûment motivé par une situation d’urgence, au plus tard dans le délai d’un mois à compter du jour d’entrée dans les lieux.
Les aides sont accordées aux locataires ou sous-locataires du parc privé ou public. Le niveau de loyer et de charges doit être compatible avec les revenus du ménage, afin que le ménage n’éprouve pas de difficultés à assumer le paiement régulier de son loyer et des charges liées au logement.
Dans le cadre de l'accès à un logement locatif, les aides peuvent prendre la forme :
- d'une garantie de paiement du résiduel de loyer et des charges locatives, dans la limite de 6 mois successifs ou non, sur une durée de 3 ans. L’attribution de cette aide est soumise à un plafond de ressources,
- d'un prêt et/ou d'une subvention, en vue du paiement du dépôt de garantie, du premier loyer, et éventuellement, en complément, des frais d'agence immobilière et d'autres frais connexes (déménagement, assurance locative, ouverture des compteurs),
- d'un prêt et/ou d’une subvention plafonnés pour l'achat de mobilier de première nécessité, en lien avec l’entrée dans un nouveau logement,
- d'un prêt et/ou d'une subvention plafonnés en vue du règlement de dettes locatives dont l'apurement conditionne l'accès à un nouveau logement
Il est à noter que l'aide versée à l'occasion de l'entrée dans le logement n'est pas cumulable avec le dispositif LOCA-PASS du 1% logement qui doit être sollicité en priorité.
Ces aides, ainsi que leurs conditions d’obtention, sont détaillées dans un règlement intérieur, qui peut être obtenu auprès du Conseil Général, Direction Générale Adjointe de la Solidarité Départementale, Sous-Direction Prévention des Exclusions
Tél : 03.86.72.88.42
Contact :
Conseil Général de l’Yonne, Direction Générale Adjointe de la Solidarité Départementale, Cellule Solidarité Logement
Tél : 03.86.72.89.27
MAINTIEN DANS LE LOGEMENT
Les bailleurs privés ou sociaux propriétaires de logements conventionnés doivent saisir la Commission Départementale des Aides Publiques au Logement (CDAPL) lorsque les familles sont en situation d'impayés de loyer depuis au moins 3 mois. Selon l'article R 351-30 du Code de la Construction, l'impayé en secteur locatif, est constitué :
- soit lorsque trois loyers nets consécutifs sont totalement impayés
- soit lorsque le locataire doit au bailleur une somme au moins égale à deux fois le montant mensuel brut du loyer et des charges.
Les propriétaires privés doivent, quant à eux, déclarer directement l'impayé à la CAF ou à la MSA (il n'existe pas, pour les bailleurs privés, de condition de délai, ni de montant d'impayé pour intervenir auprès de l'organisme concerné).
La CDAPL, la CAF, la MSA examinent chaque situation et décident du maintien ou non du versement des aides au logement. Ce maintien est lié à la recherche puis à la mise en place de solutions amiables de règlement de l'impayé (plan d'apurement, concordat, orientation du dossier vers le FSL, mutation vers un logement mieux adapté, saisine de la Commission de Surendettement, saisine de la Commission de Concertation pour une entrée dans le parc public,…)
A défaut de reprise de paiement du loyer courant et de respect des dispositions du plan amiable de règlement, la CDAPL, la CAF, la MSA peuvent suspendre le versement de l'aide au logement, ce qui peut conduire le propriétaire à engager une procédure en résiliation de bail, pouvant entraîner l'expulsion du locataire et mettant fin au versement des aides au logement. Tout versement d'une aide au logement pendant une procédure de résiliation de bail en cours doit faire l'objet d'un signalement auprès de la CDAPL.
A tout moment, si un arrangement peut être trouvé avec le ménage à partir de la reprise du paiement du loyer courant, le versement des aides au logement peut être rétabli et la procédure d'expulsion interrompue, permettant une solution négociée.
Dans le cadre de la prévention des expulsions pour impayés de loyer des locataires de bonne foi, la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 a instauré la signature d'un protocole entre le bailleur et le locataire dont le bail a été résilié par décision judiciaire. La CDAPL est habilitée à valider le plan d'apurement contenu dans le protocole qui vaut titre d'occupation. L'APL est maintenue et la procédure d'expulsion interrompue. Le bailleur s'engage à conclure un nouveau bail dans un délai maximum de trois mois suivant le terme du protocole.
Contact :
Direction Départementale de l'Equipement
Service Urbanisme, Habitat et Renouvellement Urbain
Tel : 03.86.48.42.43
Dans le secteur HLM, les modalités de traitement des problèmes d'apurement des dettes de loyer sont personnalisées. Les organismes Hlm disposent de services pré-contentieux que les familles peuvent consulter à tout moment pour rechercher des solutions aux problèmes rencontrés.
Le FUSL – maintien accorde des aides financières aux ménages ayant un retard de loyer supérieur à 3 mois, respectant obligatoirement le paiement du loyer courant pour un maintien durable dans un logement correspondant à leurs besoins et à leurs capacités de paiement. L'aide peut prendre la forme d'une subvention et/ou d'un prêt remboursable sur une durée adaptée à la capacité de remboursement du ménage : elle est versée directement au bailleur.
Les dossiers ne sont examinés que sur présentation d’un rapport de situation établi par un référent social.
Le règlement intérieur du FUSL-maintien est disponible auprès du Conseil Général, Direction Générale Adjointe de la Solidarité Départementale, Sous-Direction Prévention des Exclusions
Tél : 03.86.72.88.42
Contact :
Conseil Général de l’Yonne, Direction Générale Adjointe de la Solidarité Départementale, Cellule Solidarité Logement
Tél : 03.86.72.89.27
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3- Les concordats logement |
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Dans le but de rétablir la situation de certaines familles endettées sur le plan locatif et dans le cadre de leur politique de traitement des loyers impayés, la CAF et la MSA passent convention avec des gestionnaires de logement social (HLM) en vue d'apporter des aides, au moyen de "Concordats".
Un concordat fait l’objet d’une convention tripartite : locataires, gestionnaire du logement social, CAF. Il permet une mise à jour théorique de la situation du locataire et le rétablissement des aides (AL, APL) avec effet rétroactif.
Critères :
CAF: Les requérants doivent avoir la qualité d'allocataires de la CAF et avoir un ou plusieurs enfants à charge au sens des prestations familiales.
MSA : Les requérants doivent être bénéficiaires de l’AL ou de l’APL.
La dette (loyer + charges) doit être égale ou supérieure à un plancher fixé avec chaque organisme de logement en accord avec les services de la CAF et de la MSA
La reprise préalable du paiement du loyer courant et des charges doit être effective depuis au moins trois mois, ainsi que, le cas échéant, le plan d’apurement respecté.
Engagement :
Après rapport de situation sociale et diagnostic administratif par le Service Prestations de la CAF ou de la MSA qui permet de calculer l'assiette de remise de dette (dette totale diminuée du rappel de l'aide au logement), les parties signent le Concordat, s'engageant de la manière suivante :
- le gestionnaire accorde une remise de dette égale à 33 % du montant de la dette
- la CAF ou la MSA versent au gestionnaire 33 % du montant de la dette
- le locataire verse au gestionnaire le solde du montant de la dette en une ou plusieurs fractions.
Des aides de la CAF ou d'autres organismes (FUSL…) peuvent être sollicitées par l'allocataire pour lui permettre de verser au gestionnaire le solde de sa dette.
Le gestionnaire et la CAF ou la MSA conviennent du suivi social des locataires.
Durée :
Les conventions tripartites de Concordat sont limitées à un an avec reconduction possible après analyse du bilan.
5 organismes sont signataires d'une convention avec la CAF :
- L'Office Auxerrois de l'Habitat (OAH)
- Domanys Yonne Habitation
- Brennus Habitat
- la Société Immobilière de la Madeleine (SIMAD)
- Val d’Yonne Habitat
1 organisme est signataire d'une convention avec la MSA :
- Domanys Yonne habitation
Contacts :
Caisse d’Allocations Familiales (CAF)
Auxerre -Tél : 03.86.72.80.51
Avallon -Tél : 03.86.34.95.72
Sens -Tél : 03.86.83.80.03
Caisse de Mutualité Sociale Agricole Bourgogne (MSA)
Service d’action sociale
Tél : 03.86.47.37.31
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4- Le service CIL-PASS assistance |
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Assuré depuis le 1er octobre 2003 dans le département par le CIL de l’Yonne, le Service CIL-PASS assistance vise à aider les salariés à faire face à une difficulté conjoncturelle à l’origine d’un problème de logement : conflit familial, perte d’emploi, sinistre, situation de surendettement…..
Gratuit et confidentiel, CIL-PASS assistance se conçoit comme une aide globale et personnalisée.
Ainsi, un conseiller accompagne le salarié pour établir un diagnostic de la situation, mettre en œuvre les solutions adaptées dans le cadre du 1% Logement (voir ci-dessous), puis éventuellement l’orienter vers des partenaires spécialisés.
Il est ouvert aux salariés d’entreprises assujetties au 1% Logement ( > 10 salariés)
- Tous types de contrats : Contrat à Durée Indéterminée (CDI), Contrat à Durée Déterminée (CDD), Intérim,…
- Anciens salariés d’entreprises assujetties en fin ou en rupture de contrat de travail depuis moins de 6 mois
- Anciens salariés d’entreprises assujetties en retraite depuis moins de 5 ans
Quelle que soit leur situation au regard du logement
- Locataire
- Accédant
- Propriétaire
- Hébergé à titre gratuit
- Autres (résidant dans un foyer, sous-locataire, colocataire n’apparaissant pas dans le bail…)
Confrontés à une situation conjoncturelle difficile
- Rupture familiale (divorce, séparation, décohabitation, regroupement familial suite à un événement externe…)
- Cessation d’activité dans les 6 mois (perte d’emploi du salarié ou de son conjoint, plan social, fin de CDD, fin de mission d'intérim..)
- Hébergement précaire ou inadapté (à la composition familiale, à l’état de santé, logements insalubres ou sans confort)
- Sinistre dans le logement
- Surendettement / difficultés financières aggravées :
. personnes ayant saisi la Commission de surendettement de la Banque de France
. personnes en situation de déséquilibre financier : événement personnel
(maladie, chômage, divorce… ), faisant passer les charges de logement à plus de 40% des revenus disponibles
- Perte de logement (expulsion, reprise du logement par le bailleur, sortie de structure collective…..)
- Problème de santé
- Décès
- Autres…..
Le conseiller social du CIL réalise un premier diagnostic (écoute du salarié, collecte des informations sur sa situation, étude budgétaire, analyse de la situation et préconisations)
Le conseiller social du CIL mobilise les aides financières du 1% logement adaptées aux situations rencontrées :
- Prêt pour allègement temporaire de la charge de loyer :
Concerne les locataires ne pouvant faire face à leur loyer. Il s’agit d’une aide temporaire pour financer tout ou partie d’une charge de loyer durant un an au plus.
- Prêt pour refinancement de prêts immobiliers plus onéreux :
Concerne les propriétaires ne pouvant faire face au remboursement de leur emprunt immobilier.
Il s’agit de restructurer les emprunts immobiliers afin de faire baisser de manière permanente le montant des remboursements.
- Prêt Sécuri-Pass :
Concerne les propriétaires ne pouvant faire face au remboursement de leur emprunt immobilier.
Il s’agit d’une aide temporaire pour financer une partie des remboursements d’emprunt immobilier durant un an au plus.
Le conseiller social peut également orienter le salarié vers les organismes susceptibles de répondre au mieux à sa situation (acteurs locaux de l’aide au logement et de l’accompagnement social).
Contact :
Le Comité Interprofessionnel du Logement de l’Yonne (CIL de l’Yonne)
Tél : 03.86.72.09.40
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5- Les aides facultatives |
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L’ achat d’équipements ménagers et de mobilier · Dans le cadre de l'accès à un logement locatif, le FUSL peut, sous conditions de ressources, octroyer un prêt ou une subvention plafonnés pour l'équipement ménager ou le mobilier de première nécessité.
· Les Commissions Locales d'Insertion peuvent attribuer des aides à l'équipement
de première nécessité.
· Des réseaux de récupération proposent des équipements d'occasion à moindre
coût :
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Emmaüs |
La Grande Paroisse (77130) |
Tél : 01 64 70 57 90 |
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Association des 3 Tours |
Place Corot à AUXERRE |
Tél : 03 86 48 34 72 |
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Union des Amis Compagnons Emmaüs |
28 rue des Ecoles à AVALLON |
Tél : 03 86 31 67 54 |
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Pénélope Brocante |
Rue St Pierre Le Vif à SENS |
Tél : 03 86 83 00 01 |
· Les familles allocataires de la CAF peuvent, sous certaines conditions, bénéficier
de prêts à l'équipement ménager et mobilier. Elles peuvent également bénéficier de
subventions pour s'installer matériellement dans un logement. Ces aides sont
accordées sous conditions : se reporter au règlement intérieur d'action sociale de
la CAF.
Contacts : Caisse d’Allocation Familiale (CAF)
Auxerre -Tél : 03.86.72.80.51
Avallon -Tél : 03.86.34.95.72
Sens -Tél : 03.86.83.80.03
Suivi des dossiers :groupe Aides Financières
Tél : 03.86.72.82.04
· Les familles allocataires auprès de la MSA peuvent, sous certaines conditions,
bénéficier de prêts à l’équipement ménager et mobilier.
Contacts : Caisse de Mutualité Sociale Agricole Bourgogne (MSA)
Tél : 03 86 47 37 34
Le déménagement
· La CAF prend en charge les frais de déménagement des familles ayant au moins
trois enfants nés ou à naître, si ce déménagement intervient avant les deux ans du
dernier des enfants, et si le ménage ouvre droit à une APL ou une ALF pour le
nouveau logement. Le montant de la prime est plafonné.
· Certaines associations d'insertion effectuent des déménagements à moindre
coût :
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Association des 3 Tours |
Place Corot à AUXERRE |
Tél : 03 86 48 34 72 |
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Association RENOUER |
8 avenue Delacroix à AUXERRE |
Tél : 03 86 42 00 43 |
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Ass. Charles DE FOUCAULD |
2 avenue A. Briand à TOUCY |
Tél : 03 86 74 35 39 |
A titre exceptionnel, le FUSL peut prendre en charge des frais de déménagement (montant plafonné).
Les aides financières pour les dettes liées à l’énergie, l’eau, le téléphone
Il pose le principe selon lequel, toute personne ou famille, éprouvant des difficultés particulières à s’acquitter des factures de sa résidence principale en raison d’une situation de précarité, a droit à une aide de la collectivité pour accéder ou préserver son accès à une fourniture d’énergie, d’eau et des services téléphoniques.
Le maintien de ces fournitures ou leur rétablissement sont garantis en cas de non-paiement des factures jusqu’à l’intervention du dispositif prévu à cet effet.
Le Fonds Unique de Solidarité Logement de l’Yonne comprend un volet énergie et téléphone.
Volet énergie : La demande d’aide doit être obligatoirement instruite par un référent social qui évalue la précarité de la situation. Celui-ci transmet cette demande (en utilisant l’imprimé unique adopté par les différents partenaires dans le département de l’Yonne) au secrétariat du fonds (cellule solidarité logement du Conseil Général).
Dès qu’elle est saisie, la cellule solidarité logement contacte le créancier pour l’avertir du dépôt d’une demande et solliciter la mise en œuvre du maintien ou le rétablissement des fournitures.
Contact :
Conseil Général de l’Yonne, Direction Générale Adjointe de la Solidarité Départementale, Cellule Solidarité Logement
Tél : 03.86.72.89.29
Ce numéro de téléphone est exclusivement réservé aux référents sociaux pour toute demande de renseignements concernant un dossier.
Il existe une commission par Unité Territoriale de Solidarité (Auxerre, Sens, Tonnerre, Avallon, Joigny/Migennes, Toucy) par mois pour l’examen des dossiers.
La procédure à mettre en œuvre dans le cadre de ce fonds est détaillée dans le règlement intérieur qui peut être obtenu auprès de la Cellule Solidarité Logement.
Mesures annexes : Le droit à l’électricité est affirmé dans la loi relative à la modernisation du service public de l’électricité qualifiée de « produit de première nécessité ». EDF, en cas de non paiement des factures, met en place un service maintien d’énergie (3000 watts) pour la durée nécessaire à l’instruction de la demande d’aide financière.
Le droit au gaz est également affirmé avec la mise en place d’un tarif social pour les personnes bénéficiaires d’un contrat individuel de gaz naturel ainsi que les personnes sans contrat individuel résidant en immeuble chauffé collectivement au gaz naturel.
Contact (réservé aux travailleurs sociaux) :
- EDF pôle solidarité gestion : 0.810.810.113
- GDF pôle solidarité 0.810.120.975
Par ailleurs: Pendant l’hiver du 1er novembre au 15 mars, les fournisseurs d’électricité, de chaleur, de gaz ne peuvent procéder à des coupures pour non paiement des factures, dans la résidence principale de personnes ou familles en difficulté bénéficiant ou ayant bénéficié dans les douze derniers mois, d’une décision favorable d’attribution d’une aide du FUSL.
L’eau : aucune coupure ne peut être effectuée lorsqu’il s’agit d’une famille ayant en charge des nourrissons ou des personnes âgées dépendantes. Aucune coupure d’eau ne peut-être effectuée après 12 heures, ni les vendredis, samedis, dimanches, veilles et jours de fête. En cas de règlement avant 15 heures, la fourniture d’eau est rétablie au plus tard le lendemain matin.
Volet téléphone : Le FUSL peut prendre en charge les factures comprenant l’abonnement au service téléphonique fixe et les communications nationales ou locales vers des abonnés au service téléphonique fixe.
Ne sont pas prises en charge :
. Les communications télématiques ou vers des kiosques téléphoniques, internet
. Les communications vers les mobiles ou à partir de mobiles,
. Les abonnements professionnels,
. Les dettes concernant des communications facturées par France Telecom pour
le compte d’autres opérateurs
La prise en charge porte sur la ou les factures ayant fait l’objet d’une saisine de la Commission. Ces factures peuvent comporter un report correspondant à des factures antérieures.
La demande de prise en charge est effectuée, sur formulaire unique, soit par l’intermédiaire d’un travailleur social, soit par l’intermédiaire d’un organisme habilité à recevoir et instruire les demandes d’aide financière.
Seul le titulaire du contrat téléphonique peut effectuer cette demande.
La demande doit être accompagnée des justificatifs suivants :
- la ou les dernières factures impayées faisant l’objet de la demande
- les copies des justificatifs des ressources
- la copie d’un justificatif attestant du domicile principal
La demande doit parvenir au Conseil Général de l’Yonne
Fonds Unique de Solidarité Logement
Cellule Solidarité-Logement
1, rue de l’Etang St Vigile
89000 AUXERRE
Contact :
Conseil Général de l’Yonne, Direction Générale Adjointe de la Solidarité Départementale, Cellule Solidarité Logement
Tél : 03.86.72.89.29
La médiation sociale énergie :
Gérée par le Centre d’Amélioration du Logement de l’Yonne en partenariat avec le Conseil Général de l’Yonne, le CCAS d’Auxerre, la Lyonnaise des eaux et EDF/GDF elle est destinée à assurer et maintenir un lien social entre les fournisseurs d’énergie et d’eau, elle permet d’identifier les éventuelles sur-consommation, de réduire les factures d’énergie et d’eau et de prévenir les risques d’impayés.
Ce service gratuit est ouvert aux propriétaires occupants et aux locataires sans conditions de ressources.
Cette action expérimentale est limitée géographiquement aux secteurs de la ville d’Auxerre et de la Puisaye Forterre (la liste des communes concernées sur : www.calpact89.org)
Contact :
Centre d’Amélioration du Logement (CAL-PACT)
Tél : 03.86.18.91.38 Fax: 03.86.18.91.77
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6- L'apurement d'un retard d'échéances de prêt d'accession à la propriété |
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L'Agence Départementale d'Information sur le Logement, saisie par les familles en difficulté ou par tout travailleur social, est en mesure d'établir un diagnostic technique et juridique de la situation financière des ménages concernés, afin de les orienter vers les dispositifs existants Contact : ADIL 89 Tél : 03.86.72.16.16
Pour les prêts ouvrant droits à l’allocation logement (AL), la procédure diffère selon le mode de versement de l'allocation.
Si l'AL est versée directement à l'allocataire
· Notion d'impayé :
- périodicité inférieure à 3 mois : non paiement de deux échéances totales (loyers
consécutives ou non, ou leur équivalent en montant ;
- périodicité égale ou supérieure à 3 mois : non paiement d'une échéance totale
dans le mois qui suit sa date d'exigibilité, ou son équivalent en montant
· Démarches :
L'organisme payeur notifie à l'allocataire qu'il dispose d'un délai d'un mois pour
payer sa dette. Pendant ce délai, l'AL continue à être versée. L'organisme payeur
indique au prêteur qu'il peut demander le versement de l'AL dans le même délai. A
l'expiration du délai d'un mois, si la dette est payée, le versement de l'AL se
poursuit.
· Si l'allocataire n'a pas payé :
- soit le prêteur n'a pas demandé à percevoir l'AL. Le versement de l'aide est
suspendu.
- soit le prêteur a demandé à percevoir l'AL : elle lui est alors versée.
Une fois l'AL versée entre les mains du prêteur, deux possibilités existent selon la
situation de l'allocataire :
- soit l'organisme payeur renvoie le dossier au prêteur aux fins de mettre en place
un plan d'apurement dans un délai maximum de six mois. Si un plan d’apurement
signé des deux parties est présenté dans le délai fixé, la CAF ou la MSA en
apprécie la viabilité en fonction des capacités financières des débiteurs. La durée
du versement de l’AL est déterminée en conséquence, sous réserve de la reprise
des paiements et de la bonne exécution du plan.
- A défaut de réception d'un plan d'apurement dans le délai fixé et après mise en
demeure ou en cas de mauvaise exécution du plan ou de constitution d'un nouvel
décider du maintien du versement de l’aide.
Lorsque l'AL est versée en tiers payant
Lorsque après accord préalable de l'allocataire et du prêteur, l’aide est versée selon la procédure du tiers-payant, des règles différentes s'appliquent en cas de non-paiement
· Notion d'impayé en secteur accession :
- si périodicité trimestrielle : non-paiement total de deux échéances de prêt consécutives (AL déduite) ou somme due au moins égale à une échéance de prêt brute ;
- si périodicité mensuelle : non-paiement total de trois échéances de prêt consécutives (AL déduite) ou somme due au moins égale à deux échéances de prêt brutes.
· Démarches
Le bailleur ou le prêteur doit, sous peine de devoir rembourser l’indu, dans un délai de trois mois après la constitution de l'impayé, saisir l'organisme payeur.
Pendant le plan d’apurement, l'organisme payeur maintient ou suspend le versement de l'AL selon les mêmes modalités que celles décrites ci-dessus.
Si le bailleur ou le prêteur n'a pas produit de plan d'apurement dans le délai de six mois il doit rembourser à l’organisme payeur l'AL versée depuis la défaillance de l'allocataire jusqu'à la détection de l'impayé.
Lorsqu'une procédure de surendettement a été engagée, préalablement ou parallèlement à l'engagement des procédures de traitement de l’impayé exposées ci-dessus, le versement de l'aide est maintenu pendant le délai prévu pour l'orientation du dossier de surendettement. A réception du plan conventionnel de redressement, l'organisme payeur maintient le versement de l'allocation logement sous réserve de la reprise du paiement du loyer ou de l'échéance d'emprunt et du respect des conditions prévues par la commission de surendettement.
Pour les prêts ouvrant droit à l’APL, dans un délai de trois mois après la constitution de l'impayé, l'établissement habilité doit saisir la commission départementale des aides publiques au logement (CDAPL) et prouver qu'il poursuit par tous moyens le recouvrement de sa créance. Lorsque la CDAPL a connaissance d'une situation d'impayé qui ne lui a pas été signalée, elle peut s'en saisir.
· Notion d’impayé :
- si périodicité trimestrielle : non-paiement de deux échéances de prêt nettes consécutives ou d'une somme au moins égale à une échéance de prêt brute ;
- si périodicité mensuelle : non-paiement de trois échéances de prêt nettes consécutives ou d'une somme au moins égale à deux échéances de prêt brutes.
Le versement de l'APL est maintenu ou suspendu sur décision de la commission départementale des aides publiques au logement (CDAPL) selon les mêmes dispositions que celles prévues en secteur locatif.
A défaut d'avoir saisi la commission dans les délais, ou d'avoir justifié la poursuite du recouvrement des sommes, l'établissement prêteur peut être condamné à rembourser à l'organisme débiteur de l’APL le montant total ou partiel de l'aide versée depuis la défaillance du bénéficiaire. L'établissement habilité ne pourra se retourner vers le bénéficiaire pour lui réclamer l'aide personnalisée que la CDAPL lui demande de rembourser.
En cas d’échec de ces procédures, le versement de l’APL est suspendu et la procédure d’expulsion mise en place.
Lorsque les solutions amiables de réaménagement ou de refinancement des prêts sont épuisées, l’emprunteur peut :
- saisir le juge d’instance sur le fondement de l'article R313-12 du Code de la Consommation :
Le juge peut accorder une suspension partielle ou totale du paiement des échéances, dans la limite de 2 ans, notamment en cas de difficultés économiques de l'emprunteur.
- solliciter le Fonds d’Aide aux Accédants en Difficulté (FAAD) :
Ce dispositif intéresse les accédants à la propriété pour le patrimoine constituant leur résidence principale dans le département et financé par un prêt PAP consenti avec l’un des barèmes réglementairement applicables entre le 1er janvier 1981 et le 28 janvier 1991. La demande doit être établie avec l’aide d’un référent social. Le cas échéant, l’aide est accordée sous forme d’avance remboursable, selon un échéancier fixé par une commission d’attribution.
Le Conseil Général gère ce fonds. Un nouveau règlement intérieur devrait être rédigé en 2009.
Contact :
Conseil Général de l’Yonne, Direction Générale Adjointe de la Solidarité Départementale, Cellule Solidarité Logement
Tél : 03.86.72.89.27
Pour les prêts ouvrant droits à l’allocation logement (AL), la procédure diffère selon le mode de versement de l'allocation en tiers payant ou non.
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7- Le surendettement : Comment en sortir ? |
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Qui peut saisir la commission de surendettement ?
Tout particulier qui rencontre des difficultés sérieuses pour rembourser ses dettes non professionnelles peut saisir la commission de surendettement. Cette faculté n’est pas ouverte aux personnes qui exercent une activité indépendante (commerçants, artisans, agriculteurs, professions libérales…) qui relèvent d’autres procédures.
Que fait la commission de surendettement ?
La commission de surendettement a pour mission de traiter le dossier du demandeur en recherchant un accord entre lui et ces créanciers. En cas d’échec, elle peut élaborer des mesures dites de recommandation sous le contrôle du juge. Enfin, elle peut d’emblée en fonction de la gravité de vos difficultés financières, préconiser l’orientation du dossier vers une procédure judiciaire de rétablissement personnel.
La Banque de France assure le secrétariat de la commission de surendettement ; elle est donc l’interlocuteur principal pendant le déroulement de la procédure.
DÉPÔT DE VOTRE DOSSIER
Lors du dépôt du dossier, rempli et accompagné des justificatifs, auprès de la commission de surendettement, la Banque de France procède à l’inscription du demandeur au Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP), ce qui alerte les établissements de crédit sur le risque que peut représenter le fait de lui accorder un prêt.
Le secrétariat de la commission de surendettement vous adresse, dans les 48 heures, une attestation de dépôt.
ÉTUDE DE LA RECEVABILITÉ DE VOTRE DEMANDE
Le secrétariat de la commission de surendettement étudie le dossier afin de permettre aux membres de la commission de statuer sur la demande. Le secrétariat peut donc être amené à demander des informations complémentaires soit par téléphone, soit par courrier.
La commission de surendettement se prononce, lors de sa réunion, sur la recevabilité de la demande.
Le demandeur peut, après que son dossier ait été déclaré recevable, obtenir d’être entendu par la commission. Il peut, pour ce faire, être assisté par toute personne de son choix.
ÉTUDE DE L’ORIENTATION DE VOTRE DEMANDE
Lorsque la demande a été déclarée recevable, la commission de surendettement doit procéder à son orientation vers la procédure adaptée à la situation rencontrée.
Deux solutions sont envisageables selon la gravité de vos difficultés financières :
NÉGOCIATION D’UN ACCORD AMIABLE AVEC VOS CRÉANCIERS
La commission de surendettement a pour mission de tenter de trouver un accord de réaménagement des dettes du demandeur avec chacun de ses créanciers. Il peut s’agir :
- d’un report des échéances de plusieurs mois ;
- d’une réduction des taux d’intérêts ;
- d’une baisse des mensualités (étalement de la dette sur une plus longue durée);
- etc.
En contrepartie, la commission peut demander la vente de l’un des biens ou la liquidation de l’épargne du demandeur pour le règlement des dettes.
Par ailleurs, le demandeur ne peut plus emprunter tant que ses créanciers actuels ne seront pas remboursés.
La commission vous avise de l’issue de la négociation.
PROCÉDURE DE RECOMMANDATION
En cas d’échec de la procédure amiable, le demandeur peut obtenir de la commission, l’élaboration de mesures - dites recommandations - qui s’imposeront à lui et à ses créanciers après validation par le juge de l’exécution.
Ces mesures peuvent être différentes selon la situation financière :
- mesures prévoyant un échelonnement des paiements sur 10 ans maximum ;
- mesures d’effacement partiel des dettes ;
- mesures prévoyant le paiement d’une partie des dettes, sur 10 ans maximum, et l’effacement de l’autre partie ;
- gel – ou moratoire – des dettes pendant 2 ans maximum ;
- vente de l’un des biens et liquidation de l’épargne.
Lorsque la commission, ou le juge de l’exécution, ont élaboré des mesures qui consistaient à geler les dettes (moratoire), le dossier est réexaminé un mois avant l’expiration de ce moratoire.
Le demandeur est invité à remettre à jour son dossier en renvoyant un questionnaire qui lui est adressé par la commission à ce stade de la procédure.
La commission élabore de nouvelles recommandations, dans un délai de 2 mois à compter de l’expiration du moratoire. Il peut s’agir :
- de mesures prévoyant des remboursements sur 10 ans maximum ;
- de mesures d’effacement partiel des dettes ;
- de mesures prévoyant le paiement d’une partie des dettes, sur 10 ans maximum, et l’effacement de l’autre partie ;
En aucun cas, la commission ne peut recommander un nouveau gel des dettes à ce stade de la procédure. Pour les situations irrémédiablement compromises, une orientation vers une procédure de rétablissement personnel peut être demandée.
Contact :
Banque de France – Commission de surendettement
Tél : 03.86.51.87.06
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