Construire une maison individuelle - Acheter un logement neuf - Acheter un logement ancien - Financement de l'accession à la propriété - Lutte contre les poux bois (termites) - Quelques adresses et liens utiles

 
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 Construire une maison individuelle
  Comment trouver un terrain à bâtir
  Qualité du terrain à bâtir
  Risques naturels majeurs
  L'achat du terrain
  Le permis de construire
  Le choix du prestataire et du contrat de construction
  Confort et économie d'énergie
  La réception des travaux
  Les garanties légales après la réception en cas de désordres

   1 - Comment trouver un terrain à bâtir

Il existe plusieurs pistes pour trouver un terrain à bâtir ; n'en négligez aucune : consultez les professionnels, parcourez les petites annonces immobilières dans les journaux, sur minitel, sur internet...; faites fonctionner le "bouche à oreille".

 Le bouche à oreille  Les agents immobiliers
 Les notaires  Les annonces immobilières



Le bouche à oreille

N'ésiter pas à faire savoir autour de vous que vous êtes à la recherche d'un terrain à bâtir.
Mettez votre annonce dans les mairies (pour les petites communes) ou dans les grandes surfaces : N'oubliez pas de laisser votre numéro de téléphone sur l'annonce


 Les agents immobiliers ou administrateurs de biens
Leur rôle est de mettre en relation le propriétaire et l'acheteur et de rédiger, le cas échéant, l'avant contrat (promesse unilatérale ou compromis de vente : il agit au nom et pour le compte du propriétaire.

Si la transaction se réalise grâce à l'intervention de l'agent immobilier, celui-ci peut demander une rémunération (commission).

La profession d'agent immobilier est réglementée : vérifiez qu'il est bien titulaire de sa carte professionnelle ("gestion immobilière" ou "transaction sur immeuble ou fonds de commerce"). Pour l'administrateur de biens, la carte gestion immobilière suffit si la transaction porte sur le logement qu'il a en gestion.

Vérifier que l'agent immobilier (ou l'administrateur de bien) a souscrit, auprès d'un organisme habilité, une garantie financière qui vous protège.

Pour connaître les agents immobiliers membres de la Fédération nationale des agents immobiliers/FNAIM


Pour connaître les agents immobiliers membres de la Chambre syndicale des agents immobiliers/CSAIM


Les notaires
Professionnels assermentés, les notaires peuvent intervenir dans la location. Leur rôle est alors très proche de celui des agents immobiliers.

Pour connaître les notaires de la Chambre interdépartementale de Martinique et Guyane


Les annonces immobilières
Les pages immobilières des quotidiens et des journaux gratuits présentent les offres des particuliers, ainsi qu'une sélection des offres des professionnels.

Certaines de ces offres sont accessibles par minitel ou consultables par internet.

Avant de vous déplacer n'oubliez pas de vérifier par téléphone tous les éléments d'informations figurant sur l'annonce (prix, surface, etc...).
Les quotidiens  
  France-Antilles : Place François Mittérand à Fort-de-France (97200) Téléphone 05.96.72.88.00 - Télécopie : 05.96.60.29.96
Les petites annonces immobières paraissent tous les jours
Les journaux gratuits  
  Le 97.2
Zone Industrielle Californie
Lamentin (97232)
Téléphone : 05.96.42.52.37
Télécopie : 05.96.42.95.01
Parution tous les Mercredi
  Martinique hebdo
9, rue Moreau de Jones
Fort-de-France (97200)
Téléphone : 05.96.71.81.00
Télécopie : 05.96.75.88.38
Parution tous les Mardi
Le Minitel  
   3615 FNAIM
   3615 Gîtes de France code 972
Sur Internet  
   Le fichier terrains à batir de l'ADIL Martinique
  Les annonces immobilières des agences immobilières Fnaim
  Les annonces immobilières d'Icidom



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   2 - Qualité du terrain à bâtir

 Le choix du terrain

Vous achetez un terrain pour faire construire votre maison : quelle que soit la formule que vous adopterez pour construire, avant de vous engager, étudiez votre projet global (achat du terrrain et construction de la maison).

Pour avoir une bonne appréciation du marché (prix et qualité du terrain), avant de vous décider, n'hésitez pas à visiter plusieurs terrain.

Faites vous préciser le prix (taxe sur la valeur ajoutée comprise), le montant des frais de l'acte notarié.



   L'environnement

La localisation du terrain déterminera la vie quotidienne de votre famille : est-elle adaptée à votre mode de vie, à vos activités professionnelles, à la scolarité des enfants...

Loin des centres bourgs ou des zones d'activités, les prix peuvent vous séduires, mais pensez alors aux surcoûts entrainés par l'éloignement et au temps de transport quotidien.

Choisissez votre terrain en pensant que vous pourriez un jour avoir envie de revendre : une bonne localisation facilitera la revente.


   Les servitudes

Le terrain peut comporter deux sortes de servitudes : les servitudes de droit privé et les servitudes de droit public.

a) Les servitudes de droit privé :

Elles concernent par exemple la mitoyenneté, les clôtures, les distances minimum obligatoires pour les plantations, les "jours et les vues", le droit de passage...

b) Les servitudes de droit public : Il s'agit des servitudes d'urbanisme et des servitudes de voirie.

Les servitudes d'ubanisme s'interessent à la forme et à la surface du terrain. L'utilisation d'un terrain dépend de sa situation dans les diverses zones prévues par le POS/Plan d'occupation des sols.

Le POS précise les surfaces et les formes des parcelles, la hauteur et le volume des construction.

Les servitudes de voirie concernent le recul par rapport à la voie publique, les servitudes de visibilité à proximité des carrefours et les servitudes d'alignement par rapport à la voie publique.


   La constructibilité du terrain

Le certificat d'urbanisme : N'achetez pas le terrain sans avoir obtenu de la mairie de localisation un certificat d'urbanisme récent : ce document vous indiquera si te terrain est constructible et s'il existe des contraintes architecturales à respecter (forme des toiture, des fenêtres, couleur de tuiles...) ; ainsi que des contraintes techniques à prendre en compte.

Vérifier la surface et les limites du terrain : la superficie et les limites inscrites au cadastre n'ont pas de valeur juridique.

En cas d'incertitude, vous avez interêt à faire établir un bornage par un géomètre expert.


Faites vous préciser la nature du sol et sa configuration par la mairie, ou les voisins.

Eviter les terrains à forte pente et les sols meubles. Assurez vous de la stabilité du terrain et de l'homogénéité des roches du sous-sol.

S'il y a doute, vous aurez intérêt à demander à un bureau d'étude spécialisé de procéder à une étude du sol pour préciser la nature du sol et le type de fondations nécesaire à l'édification de la maison : le coût de cette étude s'ajoutera au prix de la construction.

En cas de sous-sol instable (humidité, pente...), un surcoût de construction est à prévoir.


   La viabilité du terrain

Raccordement aux réseaux divers : Le terrain est-il alimementé en eau, électricité, téléphone ? Est il raccordé au tout à l'égout ?

Dans la négative, quels seront les frais de branchement aux réseaux ?: faites vous établirr un devis par les services concernés.


   Le terrain est dans un lotissement

Règlement de lotissement et cahier des charges : Demandez à consulter le règlement de lotissement et le cahier des charges ou à défaut l'arrêtir de lotir, pour vérifier que votre projet de construction est compatible avec les dispositions du lotissement.

Quelles sont la surface et la largeur de façades constructibles ? Quelles sont les travaux spécifiques qui peuvent être imposés (cloture, plantations...).

 

Avant de vous engager, consultez l'ADIL Martinique
 



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   4 - L'achat du terrain

   L'aspect juridique

1- La signature de l'avant-contrat    
Préalablement à la vente, vous signez un avant-contrat qui détermine les conditions dans lesquelles se fera la vente : la signature vous engage ainsi que le vendeur.

Ne signez pas l'avant-contrat tant que vous n'êtes pas acquis la certitude d'acheter le terrain.

L'établissement de l'avant contrat est extrêmement importante . Vous avez intérêt à confier sa rédaction à un professionnel : notaire ou tout autre conseil accepté par le vendeur et par vous-même.

L'avant contrat peut être soit une promesse unilatérale de vente, soit un compromis de vente ou promesse synallagmatique.

Promesse unilatérale de venteDans une promesse unilatérale de vente, le propriétaire vous fait une offre de vente par laquelle il vous donne une option sur son terrain, pendant un délai précisé.

Si elle est passé sous seing privé, c'est à dire sous simple signature du vendeur et de vous même, la promesse unilatérale de vente doit, impérativement, être enregistrée dans un délai de dix (10) jours au Bureau d'enregistrement de votre domicile.

Compromis de venteLorsque l'avant contrat est un compromis de vente (ou promesse synallamatique de vente), cela correspond à une vente ferme et vous engage au même titre que le propriétaire.

Le compromis peut cependant contenir une clause prévoyant, sous certaines conditions, un désistement unilatéral ou réciproque.

N'hésitez pas à poser des questions au vendeur : vous pouvez lui demander de faire modifier ou supprimer les clauses de l'avant contrat qui ne vous conviennent pas.

1 - Vérifier que l'avant contrat comporte le maximum de précisions notamment : le prix de vente du terrain ; la localisation précise du terrain et sa superficie exacte ; les servitudes privés éventuelles (servitude de passage, de puisage ...) ; l'assurance que le terrain n'est pas hypothéqué ; la date de signature du contrat de vente définitif devant le notaire ; le montant des honoraires et des frais, et à qui en incombe le paiement.

2- Vous pouvez avoir intérêt à faire inclure dans l'avant contrat des clauses suspensives et résolutoires, qui assurent que la vente se réalisera sous certaines conditions : par exemple, sous réserve d'avoir revendu un bien précédent ou d'avoir obtenu un certificat d'urbanisme qui ne fasse pas apparaître des contraintes nuisant à votre projet de construction.

Sachez qu'une clause de l'avant contrat déchargeant votre vendeur de toute responsabilité sur les vices cachés est sans effet, lorsque le vendeur est un professionnel.

Ne versez aucune somme, à quelque titre que ce soit, avant la signature de l'avant-contrat.

L'indemnité d'immobilisation : En règle générale le vendeur, pour vous réservez le terrain, vous demandera le versement d'une indemnité d'immobilisation qui peut atteindre 10 % du montant du prix de vente.

Faites préciser clairement dans l'avant contrat dans quelle mesure ce versement vous engage à acheter le terrain et les conditions dans lesquelles vous pourrez récupérer cette somme si la vente de se réalisait pas :

Arrhes : s'il est précisé que le versement représente des arrhes valant dédit réciproque, vous pourrez renoncer d'acheter le terrain en perdant le montant de l'indemnité d'immobilisation.

Le propriétaire du terrain pourra lui, renoncer à vendre en vous remboursant le double du montant de l'indemnité d'immobilisation.

Acompte : s'il est précisé que le versement représente un acompte, le propriétaire du terrain et vous même restez engagés irrévocablement.
Toutefois, si vous n'obtenez pas le ou les prêts que vous avez demandé ; ou si n'est pas réalisée l'une des conditions suspensives ou résolutoires, que vous avez précisé dans l'avant contrat, ce dernier est annulé et l'indemnité d'immobilisation vous sera obligatoirement remboursée, sans retenues ni indemnités d'aucune sorte.


2 - La signature du contrat de vente    
Si toutes les conditions de la vente sont réunies, vous allez signer avec le propriétaire du terrain, devant notaire le contrat de vente définitif (appelé acte authentique de vente).

Vous pouvez vous faire accompagnez par votre propre notaire : les honoraires dus pour cet acte seront alors partagés entre les deux notaires.

Assurez vous qu'entre votre visite et la signature de l'acte authentique de vente, qu'il n'y a pas eu de modification du terrain ou de son environnement.

Conservez précieusement un exemplaire de votre acte authentique de vente : le notaire qui a rédigé cet acte garde un original de votre titre de propriété.

Le solde du prix de vente et les frais notarié sont versés à la signature de l'acte authentique de vente.


 

Pour calculez le montant des frais de notaire à payer : cliquez ici
 




   L'aspect fiscal

L'acquisition de terrain à bâtir est soumise à la TVA/Taxe sur la valeur ajoutée ( ) et exonérée de la taxe de publicité foncière, sous la condition que l'acheteur prenne l'engagement d'édifier sur ces terrains un immeuble ou un groupe d'immeubles, des ouvrages immobiliers, dans un délai de quatre ans à compter de la date de l'acte d'achat.

Ce délai fait l'objet d'une prorogation automatique d'un an lorsque l'acheteur justifie que les travaux de construction ont été effectivement entrepris avant l'expiration de ce délai de quatre ans.

Il peut également être prorogé par période d'un an, par le Directeur des services fiscaux, lorsque le retard dans l'achévement des travaux résulte d'un évènement constituant un cas de force majeur qui met l'acquéreur dans l'impossibilité de respecter les engagements dans le délai fixé.

La décision d'octroi ou de refus d'un délai supplémentaire est prise également par celui-ci après examen des circonstances propres à chaque situation particulière.


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   3 - Risques naturels majeurs

Vérifiez impérativement que le terrain ne se trouve pas dans une zone de risques naturels majeurs (inondation, tremblement de terre...).

Vous pouvez vous renseignez auprès de la mairie de localisation du terrain ou de la Subdivision de la direction départementale de l'équipement du secteur.

Vous pouvez également demandé à consulter l'Atlas des risques établi par le
Bureau de recherche géologique et minière/BRGM

La martinique est situé dans une zone à forte sismicité : un tremblement de terre majeur peut se produire à tout moment.

 Qu'est qu'un tremblement de terre (ou séisme) ?

Le frottement des plaques qui composent la croûte terrestre provoque une rupture des roches du sous-sol qui libère de l'énergie.

Cette énergie produit des ondes qui se traduisent en surface par des secousses appelées tremblements de terre (ou séisme).

Le tremblement de terre ou séisme entraine les phénomènes suivants :
- de fortes vibrations provoquant l'éffondrement des bâtimens non conçus pour y résister.
- des mouvements de terrains : glissements, éboulement...
- la liquéfaction des sols (tassement des sols déjà gorgés d'eau...)
- la possibilité d'un important décalage à la surface des failles existantes.
- les raz de marée.
- des incendies en zone urbaine.

 

 Pour en savoir plus sur les risques naturels : cliquez ici
 

 

 Adresses utiles
  Préfecture Martinique Rue Victor Sévère à Fort de France
  DDE Martinique Direction départementale de l'équipement
Pointe de Jaham à Schoelcher (97233)
Tél. : 05.96.75.40.49 - Fax. : 05.96.75.51.82
  BRGM Martinique Bureau de recherche géologique et minière
Petit Paradis - Cluny à Schoelcher (97233)
Tél. : 05.96.59.27.00 - Fax. : 05.96.63.01.63
  COBATY Martinique 13 lotissement Bardinet Dillon - Fort de France (97200) Téléphone : 05.96.75.75.99 - Télécopie : 05.96.75.49.55



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   5 - Le permis de construire

Vous pouvez obtenir tous les renseignements concernant les démarches à effectuer pour les demandes d'urbanisme en mairie ou auprès de la subdivision de l'équipement du secteur géographique concerné.

Vous trouverez les formulaires de demandes de permis de construire en mairie.

L'intervention d'un architecte est obligatoire pour toute construction dont la surface de plancher hors d'oeuvre nette excéde 170 m².


   Le contenu de la demande

La demande précise notamment l'identité du demandeur, la superficie et l'emplacement du terrain, la nature des travaux et la destination de la construction.


   Où déposer la demande ?

C'est le maire au nom de la commune qui accorde ou refuse le permis de construire, si le POS/Plan d'occupation du sol de la commune où la construction est prévue est approuvé depuis au moins six mois.

Dans le cas contraire, c'est le Préfet de région ou le maire de la commune au nom de l'Etat.

   Quels délais pour la décision ?

L'autorité administrative compétente doit notifier la date avant laquelle la décision devra être prise, dans les quinze (15) jours suivant le dépôt de la demande.

La durée du délai d'instruction est normalement de deux (2) mois.

Au cas où aucune décision n'est intervenu dans les délais, le permis est considéré comme tacitement accordé, sauf lorsque la construction se trouve dans un site classé.

   Que faire en cas de désaccord ?

En présence d'un POS approuvé : Si la commune où vous souhaitez faire construire, est dotée d'un POS/Plan d'occupation du sol, vous pouvez contester la décision de refus du permis de construire de trois manières :

- écrire au Maire,
- saisir le Préfet en lui demandant d'exercer un contrôle de légalité sur la décision,
- déposer un recours contentieux devant le tribunal administratif.

En l'absence d'un POS approuvé : S'il n'y a pas de POS approuvé, vous pouvez saisir par écrit le Préfet ou déposer un recours contentieux devant le tribunal administratif.
Les recours doivent être formulées dans les deux (2) mois à dater de la notification de la décision.

 

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   6 - Le choix du professionnel et du contrat


  Le choix d'un professionnel compétent, fiable et sérieux

Contactez plusieurs constructeur de maison individuelle : et comparez les prestations (prix, services, qualité technique, délai de livraison, labels, garanties...) qu'ils offrent, après avoir fait visiter votre terrain.

La publicité est insuffisante, allez voir leurs réalisations antérieures et faites marcher le "bouche à oreille".

Demandez à chaque constructeur un modèle de contrat afin de l'examiner avant tout engagement.

Vérifiez que le professionnel choisi détient :

- une assurance de responsabilité civile professionnelle qui vous garantit en cas de dommages causés aux tiers.

- une assurance de responsabilité decennale qui vous garantit en cas de désordres dans la construction.

Renseignez vous auprès du tribunal de commerce : pour savoir si le professionnel ne fait pas l'objet d'un dépôt de bilan.

Renseignez vous auprès de la Chambre des métiers : pour savoir si le professionnnel est règulièrement inscrit et immatriculé.


Ne verser aucune somme au professionnel, à quelque titre que ce soit, avant la signature du contrat.




 Choix du contrat pour construire

   Première hypothèse
Votre constructeur vous fournit le plan de la maison individuelle et réalise l'ensemble des travaux de construction.

Le constructeur peut, si vous le souhaiter, réaliser les démarches administratives et les formalités annexes, notamment celles relatives au permis de construire.

Vous n'avez qu'un seul et même interlocuteur avec lequel vous signez un "constrat de construction d'une maison individuelle avec fourniture du plan".

Le contrat de construction d'une maison individuelle avec fourniture du plan est strictement règlementé et sa légalité contrôlé par votre banquier : c'est un contrat très protecteur.

Vous pouvez renoncer au contrat : vous bénéficiez pour cela d'un délai de rèflexion de sept (7) jours, à compter de la réception par LRAR du contrat de construction.

Le coût de la construction, forfaitaire et définitif, est connu dès la signature du contrat et garanti par le constructeur de maison individuelle.

Le constructeur de maison individuelle doit vous fournir une garantie de livraison qui vous assure l'achèvement des travaux dans les délais et au prix convenu.


   Deuxième hypothèse
Vous fournissez à votre constructeur le plan de la maison individuelle
Il est préférable d'avoir recours à un architecte pour la conception du plan de votre projet de contruction.
si une seule entreprise se charge de l'ensemble de la construction : vous signez avec elle un "contrat de construction d'une maison individuelle sans fourniture de plan"

si plusieurs entreprises interviennent pour la construction : vous signez avec chacune d'elles et par corps de métier (maçonnerie, plomberie, électricité, toiture,menuiserie par exemple) un "contrat d'entreprise" lot par lot.

Mais si une seule de ces entreprises se charge elle-même, au moins de tous les travaux de gros-oeuvre, de mise hors d'eau et hors d'air : vous signez avec cette entreprise un "contrat de construction d'une maison individuelle sans fourniture du plan"

Le contrat d'entreprise n'est pas réglementé et nécessite donc de votre part une vigilance particulière lors de sa rédaction.


   Troisième hypothèse
Le professionnel établit le plan de la maison, coordonne éventuellement le chantier, mais n'exécute pas les travaux de construction.

Le professionnel conçoit une maison totalement personnalisée à partir de vos souhaits et de vos possibilités, mais sans se charger de la construction.

Il peut s'agir : d'un professionnel non-architecte qui prendra le nom de bureau d'études, d'économiste de la construction, de maître d'ouvrage ; ou d'un professionnel architecte ou un agréé en architecture.

Vous signez avec lui un "contrat de maîtrise d'oeuvre" ou un "contrat d'architecte".

Le contrat de maîtrise d'oeuvre n'étant pas réglementé vous devez être particulièrement vigilant.

Pour la réalisation des travaux de construction, vous traitez avec plusieurs corps de métier avec lesquels vous signez plusieurs contrats d'entreprise distinct.

Par ailleurs, le coût définitif de la construction ne sera connu que lorsque tous les contrats d'entreprise auront été signés : vous devez donc prévoir une marge de sécurité suffisante dans votre plan de financement.


 

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   8 - Confort et économie d'énergie

 Conseils : fraicheur et économie d'énergie
Nos ainés utilisaient déjà des méthodes naturelles pour abaisser la température à l'intérieur de leurs habitations.

Ainsi la traditionnelle maison créole est-elle dotée de galeries permettant à l'air de circuler tout en protégeant les pièces du rayonnement direct du soleil.

La grande hauteur sous plafond permettait à l'air chaud de monter. Les cloisons hautes étaient pourvues, pour certaines, de persiennes dans leur partie supérieure qui laissaient s'échapper l'air chaud tout en créant un flux continu apportant une certaine fraîcheur.La vitesse de l'air sur la peau diminue la température ressentie.

Lorsque la ventilation naturelle n'est pas suffisante pour assurer le confort des habitants, elle peut être complétée par des brasseurs d'air.

L'orientation du bâtiment a une grande importance. Il faut éviter d'orienter les chambres face au soleil couchant car les murs emmagasent la chaleur pendant la journée et la restituent pendant la nuit. Il est préférable de les orienter Est-Nord-Est face aux alizés, c'est l'emplacement idéal pour la façade principale.

La végétation absorbant la chaleur : une bande d'au moins trois mètres de large plantée d'arbres, de plantes ou de pelouse autour du bâtiment participe au maintien de sa fraîcheur. A l'inverse, les espaces bétonnés ou bitumés dégagent une chaleur très importante qui peut augmenter la température de l'air jusquéà 8° C.

Préférez les couleurs claires et réfléchissantes pour les murs. 20 à 30 % des apports thermiques sont généralement issus des murs.

Des débords de toiture (80 cm) ainsi que balcons et loggias évitent l'ensoleillement direct des parois et réduisent donc les apports thermiques.


Le choix des matériaux de construction est déterminant pour le confort de votre logement. Les briques creuses à quatre alvéoles, le bois, les parois bardage..., constituent une bonne isolation contre les apports solaires.

Il est toutefois possible d'obtenir un résultat équivalent avec le parpaing ou le béton, en associant une isolation thermique de 1 à 2 cm d'épaisseur à une couleur claire.

Les deux tiers de la chaleur accumulée dans la maison proviennent de la toiture. Ces apports solaires peuvent être limités de façon très efficace par une isolation thermique de type polystyrène expansé, laine de verre ou de roche, polyuréthane de 4 à 8 cm d'épaisseur. L'isolation sera renforcée par l'utilisation d'un revêtement de couleur claire réfléchissant.

Pour éviter les apports thermiques par les fenêtres et les baies, il est conseillé de les équiper de protections extérieures telles que les stores, brise soleil, volets ou lames mobiles.


Suivre ces conseils garanti un bon confort thermique tout en faisant des économies d'énergie.

  Une maison bien implanté : c'est une maison en fonction des vents dominants et du terrain.

  Une maison bien protégée : c'est une maison où les toits et les murs sont isolés (avec un isolant thermique), les façades et fenêtres ombragées grâce à des galeries, des stores, des pares-soleils.

  Une maison bien ventilée : C'est une maison où l'air circule librement grâce des ouvertures naturelles (jalousies, portes, fenêtres). Laissez les portes intérieures ouvertes la journée. Utilisez un brasseur d'air.

  De l'eau chaude sanitaire économique : grâce à l'eau chaude solaire ou électrique programmée aux heures de nuit.

  La climatisation en option : la climatisation est possible dans une chambre bien isolée et étanche.

 Allier confort et économie : le label écodom
Le Ministère du logement, de l'industrie et de l'Outre-mer, Electricité de France, l'ADEME et PROMOTELEC ont pris l'initiative de lancer en 96 l'opération ECODOM qui vise à améliorer de façon significative le confort thermique des logements en restant dans des coûts acceptables compensés par la prime versée dans le cadre de ce label.

Un choix pertinent quant au type d'architecture, la nature des matériaux et les équipements a une influence considérable sur le confort de l'habitat et sur le montant de la facture d'électricité, ce qui n'est pas à négliger.

L'étude de divers travaux dans le domaine de la thermique du bâtiment en zone tropicale a permis de définir un certain nombre de prescriptions concernant la conception de la protection solaire des logements, et de leur ventilation naturelle qui peut être renforcée par des brasseurs d'air.

Le label Ecodom s'applique aux projets répondant à ces prescriptions. Les projets sont évalués par un comité piloté par l'Ademe, Edf et Promotelec qui labellise ceux qui répondent aux critères de solutions économes.

Ce label a pour but d'encourager l'adoption de procédés visant à l'économie d'énergie tels que les toitures avec isolation thermique, les auvents, les systèmes de ventilation naturelle ou l'utilistion de lé végétation autour de la maison pour en maintenir la fraîcheur.

   L'aide financière Ecodom
Une aide financière de 5000 F pour un F4 et 6000 F pour un F5 est accordée après validation du projet par le comité de pilotage.

Les démarches à effectuer pour l'obtension du label sont très simples. Il suffit d'adresser les plans à l'une des adresses citées ci-après, ils seront étudiés et un diagnostic indiquant les modification éventuelles à apporter au projet est fait gratuitement.
 

 Adresses utiles pour contacter Ecodom
  EDF Martinique Electricité de France
Immeuble Les Cascades -Place François Mitterand 97200 Fort-de-France
Tél. : 05.96.59.22.41 - Fax. : 05.96.59.20.20
  ADEME Martinique Direction départementale de l'équipement
42 rue Garnier Pages - 97200 Fort-de-France
Tél. : 05.96.63.51.42 - Fax. : 05.96.70.60.76
  CAUE Martinique Conseil architecture urbanisme environnement
31 boulevard Pasteur 97200 Fort-de-France
Tél. : 05.96.70.10.23 - Fax. : 05.96.60.52.76

 

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    9 - La réception des travaux

N'emménagez pas dans votre logement avant la réception   

Votre logement achevé, vous procédez à sa réception : en présence des entrepreneurs ou du constructeur, vous constatez l'achèvement des travaux, leur bonne exécution et leur conformité à ce qui était prévu, en établissant un procès-verbal. 

La réception ne peut se faire sans vous  

Les professionnels vous convoquent dès l'achèvement des travaux. Soyez présent à la réception :

si vous avez signé un contrat de construction de maison individuelle, la réception se fait directement avec le constructeur.

si vous avez signé un contrat avec plusieurs entreprises (maçon, couvreur, électricien, chauffagiste, plombier ) vous procédez, soit à une réception unique, soit à une réception avec chaque entreprise, en présence le cas échéant de l'architecte chargé de la coordination des travaux.

si vous avez acheté votre logement sur plan, la réception a lieu entre les entrepreneurs et votre vendeur : vous contrôlez l'achèvement des travaux à la livraison du logement.

Vous pouvez vous faire assister par un professionnel du bâtiment qui vous aidera à apprécier l'état du logement : le logement doit être visiter avec la plus grande attention.

Vous établissez un procès verbal écrit dans lequel vous mentionnez avec précision vos réserves éventuelles; vous conservez un exemplaire daté et signé par votre interlocuteur (constructeur, entrepreneur ou architecte mandaté) et vous même.

Une réception sans réserve : vous ne constatez à la réception ni désordres, ni défauts de conformité : vous acceptez les travaux et vous signez le procès-verbal sans réserve.

- Si vous avez signé un contrat de construction de maison individuelle ou un contrat avec un entrepreneur qui réalise à lui seul le gros oeuvre, le hors d'eau et hors d'air : vous avez un délai supplémentaire de huit jours à compter de la réception pour leur notifier les désordres non signalés lors de la réception, à condition toutefois d'avoir effectué la réception avec eux, sans l'assistance d'un autre professionnel.

- Si vous avez acheté un logement sur plan : vous avez un délai d'un mois à compter de la livraison, pour notifier au vendeur les désordres que vous n'avez pas mentionnés lors de la livraison.


Signalez toujours vos réserves par écrit, dans les délais prévus par la loi, en adressant une lettre recommandée avec accusé de réception au professionnel concerné.

Les travaux sont inachevés à la réception : Si tous les travaux prévus au devis descriptif ne sont pas exécutés ou si les imperfections sont telles que vous considérez la construction comme inachevée : vous pouvez refuser la réception.

Reportez à l'amiable la date de réception, avec le constructeur ou les entrepreneurs ; ou saisissez le juge des référés pour demander l'achèvement des travaux.

La réception avec réserves : vous constatez des désordres lors de la réception.

1- vous mentionnez tous les désordres dans le procès-verbal de réception et vous fixez par écrit avec l'entreprise le délai dans lequel ils devront être réparés.

Si lors de la réception, ou dans le délai prévu par la loi , vous ne signalez pas tous les vices alors apparents, vous risquez de ne pas pouvoir en obtenir réparation.

2 - Vous consignez (auprès d'un établissement financier ou de tout autre personne choisie en accord avec le professionnel ou, à défaut, désignée par le président du tribunal de grande instance) une partie du prix jusqu'à la réparation des désordres que vous avez signalés

- si vous avez signé un contrat de construction de maison individuelle : vous pouvez consigner 5% maximum du prix de la maison;

- si vous avez acheté un logement sur plan : vous pouvez consigner 5% maximum du prix ; toutefois si la vente porte sur une maison individuelle dont les fondations sont achevées et si le vendeur n'a pas fourni de garantie financière d'achèvement, la retenue maximum est de 15%.

- si vous avez signé un contrat d'entreprise : votre contrat peut prévoir que 5% maximum du montant des travaux pourront être consignés; en l'absence de cette clause, vous ne pourrez consigner le solde qu'après accord avec l'entrepreneur ou, le cas échéant, sur demande devant le juge des référés.


Le constructeur, l'entrepreneur ou le vendeur ne peuvent pas refuser de vous remettre les clés, même si vous avez effectué des réserves à la réception et si vous n'avez pas payé le solde du prix, dès lors que vous l'avez consigné. En cas de refus abusif, vous pouvez saisir le juge des référés.

 

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   10 - Vos garanties après la réception

Pendant un an, vous bénéficiez d'une garantie de parfait achèvement.
L'entrepreneur et le constructeur sont tenus pendant un an de réparer tous les désordres (quelles que soient leur nature et leur importance) mentionnés lors de la réception ou durant l'année qui suit.

Si vous avez signé un contrat de construction de maison individuelle, avec ou sans fourniture de plan, l'établissement qui a accordé sa garantie de livraison à votre constructeur est tenu, en cas de défaillance de celui-ci, de faire exécuter les travaux nécessaires à la réparation des désordres que vous avez signalés lors de la réception (ou dans les huit jours).

Pendant deux ans, vous bénéficiez d'une garantie de bon fonctionnement des éléments d'équipement.
Tous les éléments d'équipement qui peuvent être enlevés ou remplacés sans détériorer le bâtiment (par exemple, les volets, la robinetterie ou les équipements ménagers) sont garantis par l'entrepreneur, le constructeur ou le vendeur pendant deux ans minimum, à compter de la réception.

Pendant dix ans, vous bénéficiez d'une garantie décennale.
Elle couvre les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage et des éléments d'équipement indissociables ou qui rendent le logement impropre à sa destination

Comment mettre en oeuvre ces garanties ?
Dès qu'un désordre survient après la réception des travaux, vous devez le signaler sans retard, par lettre recommandée avec accusé de réception à votre entrepreneur, votre constructeur ou votre vendeur.

Si votre interlocuteur ne le répare pas dans le délai prévu, vous devez saisir le juge du tribunal de grande instance pour en obtenir la réparation.

Votre assurance dommages-ouvrage
Afin de permettre la réparation plus rapide de ces désordres, vous êtes couvert par cette assurance de préfinancement.

Vous devez obligatoirement, avant l'ouverture du chantier, souscrire une assurance dommages-ouvrage auprès de l'assureur de votre choix.

Cette assurance est à votre charge. Si vous ne l'avez pas souscrite directement, demandez au vendeur ou au constructeur de vous remettre l'attestation d'assurance dommages-ouvrage et un exemplaire du contrat d'assurance.

L'assurance de responsabilité des professionnels.
Tous les participants à la construction - entrepreneurs, architectes, constructeurs ou vendeurs - doivent obligatoirement contracter une assurance couvrant la garantie décennale qui vous est due.

Demandez-leur, dès l'ouverture du chantier, de justifier qu'ils sont bien assurés.

Votre assurance multirisque habitation
Souscrivez une assurance multirisque habitation dès la réception ou la livraison de votre logement. A partir de cette date, vous êtes en effet responsable des accidents qui peuvent survenir (notamment incendies et dégâts des eaux).

Comparez les prestations et les tarifs qui vous sont proposés avant de choisir votre assureur.

 

Avant de vous engager, consultez l'ADIL Martinique
 


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 Vous souhaitez acheter un logement neuf
  L'étude préalable de votre projet 
  Le contrat préliminaire de réservation
  Le dépôt de garantie
  Le contrat définitif

   1 - Etudiez votre projet

Avant de vous engagez à acheter un logement sur plan, étudiez votre projet.
Vous voulez acheter un logement, en cours de construction ou à construire : il peut s'agir d'une maison individuelle et son terrain vendus par le même vendeur, ou d'un appartement situé dans un immeuble collectif.

Vous devez, le plus souvent, vous décider sur la base d'un descriptif après avoir visité éventuellement un logement, appellé "logement témoin" ou "logement modèle" : ne vous laissez pas influencer par sa décoration, reportez-vous à ce qui figure dans le descriptif.

Le descriptif : Ne vous laissez pas influencer par l'aspect et la décoration du "logement témoin" : reportez-vous à ce qui figure dans le descriptif.

Il doit obligatoirement préciser notamment : la surface habitable en mètre carré, le nombre de pièces, la nature et la qualité des matériaux, la situation de la maison individuelle dans le lotissement ou de l'appartement dans l'immeuble, la liste détaillée des équipements collectifs et leurs conditions d'utilisation.

A défaut de pouvoir visiter votre futur logement, rendez-vous sur place pour juger de la situation du futur programme, le quartier, les équipements et les transports urbains.
Comparez le programme avec ceux proposés par d'autres promoteurs, analysez les prix et les prestations proposées.

Le choix du promoteur : Choisissez un professionnel justifiant qu'il est couvert par une assurance garantissant son activité générale et sa responsabilité en cas de malfaçons.

De préférence, adressez-vous à un professionnel qui justifie d'une "garantie extrinsèque", c'est-à-dire qui bénéficie de la garantie d'un organisme de caution, vous garantissant l'achèvement des travaux.


   2 - Le contrat de réservation

Vous êtes décidé à acheter : la signature du contrat vous engage
Le contrat de réservation : Préalablement au contrat de vente définitiif, vous signerez généralement un contrat de réservation par lequel le promoteur s'engage à vous réserver le logement, et vous à acheter : il détermine contradictoirement les conditions dans lesquelles la vente se fera.

Prenez le temps d'examiner ou de faire expertisez dans le détail le contenu du contrat.

N'hésitez pas à poser des questions au vendeur et au notaire et à négocier la modification des clauses qui vous paraissent défavorables.

Contenu minimum du contrat de réservation : Vérifiez que le contrat contient au minimum :

- la description détaillée du logement : veillez à ce que le descriptif soit précis. Vous pouvez annuler votre contrat de réservation si vous constatez dans le descriptif du contrat de vente comporte des changements qui diminuent de 10 % la valeur du logement ou si l'un des équipements promis n'est pas fourni.

- le prix de vente du logement et les conditions de révision le cas échéant.

- la date à laquelle le contrat définitif sera conclu.

- le montant et les conditions du ou des prêts que vous avez demandés.

- les conditions prévues par la loi qui vous permette de renoncer à acheter en récupérant votre dépôt de garantie, notamment : lorsque le contrat de vente définitif n'est pas signé à la date prévue, ou le prix de vente est supérieur d'au moins 5 % au prix annoncé.

- si le logement est situé dans un immeuble en copropriété ou dans un lotissement, demandez au vendeur ou au notaire qu'il vous en procure le règlement : renseignez vous sur le montant des charges qui vous incomberont.

Délai de rétraction de sept jours : le contrat de réservation que vous avez signé doit vous êtes expédié par lettre recommandée avec accusé de réception.

Vous disposez d'un délai de sept jours à compter de sa réception pour revenir éventuellement sur votre décision.

Si vous renoncez à acheter, vous avez intérêt à notifier votre décision par lettre recommandée avec accusé de réception : le dépôt de garantie doit vous êtes restitué sans retenue ni pénalité.

Si vous renoncez à signer le contrat de vente pour une des raisons prévues par la loi ou par le contrat de réservation, le dépôt de garantie doit, à votre demande, vous être intégralement remboursé dans un délai de trois mois.


   3 - Dépôt de garantie

Ne versez aucune somme avant d'avoir signé le contrat de réservation.
A la signature du contrat de réservation, le vendeur peut vous demander de verser sur un compte spécial, ouvert à votre nom dans une banque, un dépôt de garantie. Son montant est :

- limité à 5 % du prix de vente si le contrat définitif est signé dans un délai d'un an.

- limité à 2 % du prix de vente si le contrat définitif est signé dans un délai d'un à deux ans.


   4 - Contrat définitif

Le contrat définitif précise vos droits et obligations vis à vis du vendeur.
Dès que toutes les conditions de la vente sont réunies, vous signez le contrat de vente.

Il doit vous être remis au moins un mois avant sa signature : ce délai de réflexion vous permet d'examiner le contrat et ses annexes et de vérififer leur conformité avec le contrat de réservation.

Formes du contrat de vente définitif : il peut prendre la forme d'un contrat de vente en l'état futur d'achèvement ou d'un contrat de vente à terme.

Le contrat de vente définitif est signé par vous et le vendeur devant un notaire chargé de la vente.

Vous pouvez vous faire accompagner chez ce notaire par votre propre notaire : les honoraires dus pour cet acte seront partagés entre les deux.

Contenu du contrat de vente : assurez vous alors qu'il contient les clauses prévues par la loi :

- une description exacte et détaillée du logement conforme à celle du contrat de réservation.

- la date de livraison : veillez à ce que la date de livraison soit exprimée en mois,de préférence.

- le prix total à payer et les conditions éventuelles de révision du prix.

- s'il s'agit d'une vente en l'état futur d'achèvement, les garanties d'achèvement des travaux : demandez les justificatifs au vendeur.

- l'échélonnement des paiements d'après l'avancement des travaux. Il varie en fonction de la garantie d'achèvement dont dispose le vendeur : ne versez pas plus d'argent que vous n'en devez à chaque étape et assurez-vous qu'au moment des appels de fonds les travaux correspondants sont effectivement réalisés.

- en annexe du contrat : le règlement de copropriété. Il doit être remis avant la signature du contrat afin que vous ayez le temps de l'examiner.

- si le logement est situé dans un lotissement : le cahier des charges et le règlement du lotissement.

Une fois votre contrat de vente définitif signé : Conservez précieusement un exemplaire daté et signé par le vendeur et vous-même.
C'est votre titre de propriété : c'est luI qui vous précise vos droits et obligations vis à vis du vendeur jusqu'à l'achèvement des travaux.

A la fin des travaux, votre vendeur va vous demander de procéder à la réception de votre logement : soyez vigilant, faites une visite attentive du chantier.

 

Avant de vous engager, consultez l'ADIL Martinique
 



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 Vous souhaitez acheter un logement ancien
 

   1 - Etudiez votre projet

Avant de vous engagez à acheter un logement ancien ou récent, étudiez votre projet.
Vous envisagez d'acheter un logement existant récent ou ancien, maison ou appartement.

Pour avoir une bonne appréciation du marché (prix et qualité), n'hésitez pas à visiter plusieurs logements avant de vous décider.

Vous avez sélectionné un logement : vous avez intérêt à effectuer plusieurs visites à des heures différentes ; vous jugerez mieux le quartier, l'état du logement, l'ensoleillement, le bruit. Calculez vous-même la surface.

si le logement est ancien : vérifiez l'état de la toiture, des murs, du chauffage, des sanitaires, l'installation électrique...

Faites vous si possible accompagner d'un professionnel pour évaluer l'importance et le montant des travaux éventuels.

Un logement ancien réserve souvent des surprises, prévoyez dans votre budget une marge de sécurité.

si le logement est situé dans un immeuble en copropriété, demandez au notaire ou à l'agent immobilier qu'il vous procure le règlement de copropriété :

Renseignez vous sur le montant des charges imputables au copropriétaire vendeur.

vérifiez si des travaux ont été éventuellement votés par la copropriété, pour quel montant ? à qui en incombe le paiement, au vendeur ou à l'acquéreur ?

si le logement est situé dans un lotissement, demandez à consulter le règlement de lotissement et le cahier des charges : vous devrez en respecter les dispositions.

informez-vous à la mairie sur l'évolution prévisible du quartier et de l'environnement ainsi que sur les servitudes publiques ou privées qui pèsent éventuellement sur le logement.

si le logement a moins de 10 ans, demandez à votre vendeur l'attestation d'assurance qu'il a dû souscrire au moment de son achat ou de sa construction.


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 Financement de l'accession à la propriété
  Conseils pratiques
  Le contrat de prêt
  Le PTZ-DOM/Prêt à taux zéro du secrétariat à l'outre mer
  Le PAS-DOM/Prêt à l'accession sociale
  Subvention LES/Logement évolutif social
  Le prêt bancaire


    Conseils pratiques

 a) Appréciez vos ressources actuelles

- Calculez vos revenus nets mensuels, c'est à dire ce que vous percevez chaque mois ;

- Ajoutez à vos revenus nets mensuels, le cas échéant, les pensions ou autres rentes que vous percevez ;

- Déduisez de cette somme vos charges actuelles : les remboursement de crédits mobiliers en cours (voiture, appareils ménagers, livres...), les pensions alimentaires que vous devez éventuellement verser (divorce, ascendants ou descendants à charge).

N'oubliez pas que ces dépenses viendront s'ajouter aux mensualités de remboursement des prêts que vous souscrivez pour acquérir votre logement.

Les prestations familiales ont pour but de vous aidez à élever vos enfants, non de vous permettre de rembourser un prêt : ne les intégrez pas dans votre plan de financement.

L'allocation logement est accordée qu'après votre entrée dans les lieux et sous certaines conditions : elle a pour objet de diminuer la charge de la mensualité de remboursement du ou des prêts. Ne confondez pas l'AL/Allocation logement avec les prestations familiales.


b) Déterminez le coût global de l'opération et calculez vos débours

Vous devez prendre en compte la totalité de ce que vous devez rembourser : mensualités du prêt principal, des prêts complémentaires, des prêts sociaux, même de faible montant.

N'oubliez pas qu'il vous faudra également rembourser les sommes empruntée à votre famille.

Vous devez tenir compte dans le coût de l'opération d'accession, des divers frais annexes :

- frais liés à l'emprunt : frais de dossier, frais d'assurance (décès, invalidité, perte d'emploi), frais d'hypothèque. Vérifiez que le TEG/taux effectif global qui figure dans l'offre de prêt et qui représente de coût réel de votre emprunt, tient bien compte de ces frais.

- frais de notaire et d'agence immobilière ; impôts locaux, taxes liées à la construction ; droit d'enregistrement...

Vérifiez que le Taux effectif global qui figure dans l'offre de prêt et qui représente de coût réel de votre emprunt, tient bien compte de ces frais. Le TEG est le seul élément de comparaison véritable pour apprécier les propositions qui vous sont faites par les établissements de crédit.

Le Taux effectif global est le seul élément de comparaison véritable pour apprécier les propositions faites par les établissements de crédit.

Vous devez aussi prévoir les dépenses nécessaires à votre déménagement, l'achat eventuel d'une seconde voiture, l'installation de votre maison.

Il est possible que vous ayez à commencer le remboursement de votre prêt tout en ayant encore le loyer de votre logement actuel à payer.

 Attention aux futurs crédits à la consommation qui grèveront votre budget.


c) Calculer votre taux d'effort pour les années à venir

Vous devez évaluer vos ressources futurs (progression de vos salaires, cessation d'activité...), l'évolution de votre situation familiale (naissance, âge des enfants...).

Vous avez intérêt à choisir des remboursements à annuités constantes ; sinon les mensualités augmenteront progressivement, parfois plus vite que vos revenus : ne vous lancez pas dans une opération en ignorant cette évolution.

N'oubliez pas les frais de fonctionnement de votre nouveau logement : charges de copropriété, entretien des espaces verts, impôts locaux... qui viendront s'ajouter à vos dépenses quotidiennes (alimentation, scolarité, transports, loisirs...).


  Faites vous établir gratuitement par l'ADIL Martinique un diagnostic financier ou un plan de financement, pour maîtriser l'aspect financier de votre projet.  

   Le contrat de prêt

En plus de votre apport personnel, vous aurez besoin d'un ou plusieurs prêts pour financer votre opération.

Les conditions des prêts varient d'un établissement de crédit à l'autre : faites jouer la concurrence pour choisir le financement le mieux adaptés à votre situation.

C'est à vous de choisir le taux d'intérêt (fixe ou variable), l'évolution des remboursements et la durée du prêt.


L'offre de prêt contient le maximum de précisions

Vous déposez une demande auprès d'un ou plusieurs établissements de crédit de votre choix.

Celui-ci vous adresse une offre de prêt dont le contenu est règlementé : ceci gratuitement et par voie postale.

Cette offre de prêt engage l'établissement de crédit pendant un délai de trente jours (30) minimum à compter de sa réception.

A compter du onzième jours (11ème) suivant la réception de l'offre, vous devez l'accepter ou la refuser.

Lorqu'une personne se porte caution pour vous, l'établissement de crédit doit également lui adresser par courrier l'offre de prêt.

Elle dispose elle-même du délai de 10 jours minimum pour l'examiner et signifier son acceptation à l'établissement de crédit par courrier.

Si vous acceptez l'offre de prêt : vous adressez par courrier, à l'établissement de crédit , l'offre datée et signée de votre main. Le prêt vous est alors accordé.

L'offre de prêt pourra toutefois être annulée si l'opération pour laquelle vous avez sollicité le prêt n'est pas réalisée dans le délai de 4 mois suivant votre acceptation du prêt.

Vous rembourserez alors les sommes qui vous ont déjà été versées le cas échéant : seuls les frais d'étude, dont le montant est limité, peuvent vous être demandés par l'établissement de crédit.

Si vous avez demandé plusieurs prêts pour la même opération, informez-en vos différents prêteurs : en cas de refus de l'un de ces prêts représentant au moins 10 % du capital emprunté, vous serez dégagé des prêts qui vous auront déjà été accordés.

Si vous refusez l'offre de prêt :

Le contrat de prêt prévoit vos droits et obligations

Il est établit par l'établissement de crédit qui l'adresse ensuite au notaire. Lisez le attentivement et interrogez l'établissement de crédit sur les points qui vous paraissent obscurs.

Les garanties : votre établissement de crédit demandera : soit une hypothèque (elle lui permettra à défaut de paiement de votre part de vendre le bien hypothéqué) ; soit un privilège de prêteur de deniers ; soit la caution d'un organisme agréé par lui ou celle d'un tiers.

Les assurances : l'assurance destinée à vous couvrir en cas de décès ou d'incapacité de travail est obligatoire. Plusieurs formules sont possibles : faites vous préciser clairement dans quelle conditions elles vous couvriront.

Vous pouvez, en plus, avoir intérêt à contracter une assurance perte d'emploi.

Les possibilités de remboursement anticipé : vous pouvez toujours, sauf dans certains cas limités par la loi, rembourser par anticipation une partie ou la totalité du prêt. Le contrat de prêt peut toutefois prévoir des indemnités qui sont règlementées.

Le déblocage des fonds

Les sommes que vous empruntez sont versées :

- soit à la signature de l'acte notarié pour une vente "clés en mains" d'un logement achevé.

- soit au fur et à mesure de l'avancement des travaux et selon les modalités prévues par votre contrat, pour un logement à construire.

Pour mieux maîtriser vos relations avec le constructeur de votre logement pendant tout le déroulement du chantier, il est indispensable de conserver l'initiative du déblocage des fonds jusqu'à la réception sans réserve des travaux.

Le remboursement du prêt

Vos remboursements doivent être effectués aux dates prévues dans le contrat : en cas de prélèvement direct, vérifiez que votre compte est bien approvisionné. En cas de retard de paiement, votre contrat peut prévoir des pénalités.

N'hésitez pas à demander des informations : sachez que ces informations ne vous engagent pas vis-à-vis de votre établissement de crédit.

Si vous rencontrez des difficultés imprévues, avertissez rapidement votre établissement de crédit pour rechercher avec lui une solution.


   Le PTZ-DOM/Prêt à taux zéro

Le PTZ du Secrétariat de l’Outre Mer est un prêt aidé par l’Etat pour le financement d’une opération d’accession à la propriété (construction ou achat) réalisée par un particulier au titre de sa résidence principale.

Le bénéficiaire ne rembourse que le capital emprunté, l’Etat prenant à sa charge les intérêts y afférent : d’ou l’appellation « avance remboursable sans intérêt. »

- Limitée dans son montant, cette avance devra être le plus souvent accompagnée d’un ou plusieurs autres prêts immobiliers, sous réserve de leurs conditions d’obtention : prêt bancaire classique, prêt bancaire conventionné, prêt à l’accession sociale, prêt d’épargne logement, prêt 1 %, prêt à caractère social...

L’avance remboursable sans intérêt est, à cet égard, un prêt admis au titre des PCA/Prêts constitutifs d’apport personnel.

Elle peut être servi par un organisme de crédit différent de celui qui accordera les autres financements complémentaires.

Toutefois, le Prêt à taux zéro n’est cumulable avec aucune autre aide accordée par l’Etat, notamment celle au titre du LES/Logement évolutif social


 

 En savoir plus sur le Ptz-dom
 

 Calculez votre Ptz-dom
 

   Le PAS-DOM/Prêt à l'accession sociale

C’est un Prêt bancaire conventionné/PBC bénéficiant de la garantie de l'Etat, pour le financement principal d’une opération d’accession à la propriété (construction, achat) d’une résidence principale ou d’amélioration d’un logement occupé à titre de résidence principale.

Rappel : le «prêt conventionné» tel que défini par le Code de la construction et de l’habitation dans ses articles R 331-63 à R 331-76 n’est pas servi dans les DOM en application de l’article R 331.77 du même code.

La garantie de l’Etat est apportée par l’intermédiaire du Fonds de garantie à l’accession sociale à la propriété (FGAS) : elle permet à l’établissement de crédit d’accorder le prêt bancaire conventionné à un taux d’intérêt privilégié, déterminé réglementairement.

Financement complémentaire du PAS-DOM : Limité dans son montant (90 % du coût de l’opération), il rend nécessaire la constitution d’un apport personnel d’au moins 10 %, soit sous la forme d’une épargne personnelle, soit sous la forme d’un (ou plusieurs) prêt admis au titre des PCA/Prêts constitutifs d’apport personnel.

Le PAS DOM est donc cumulable avec tout autre prêt complémentaire : prêt à taux zéro, prêt épargne logement, prêt 1% employeur, prêt fonctionnaire, prêt à caractère social.
..

 

En savoir plus sur le PAS-DOM : cliquez ici
 


   Subvention pour le LES/Logement évolutif social

La subvention au titre du LES/Logement évolutif social. est destinée à financer la construction de logements à faible coût en accession à la propriété, dont les aménagements intérieurs et la finition sont réalisés par l'accédant.

Concurremment, l’accédant devra consentir un effort financier minimum personnel, pour garantir l’appropriation du logement.

La construction d’un logement évolutif social peut être assurée directement par l’accédant bénéficiaire (accession en secteur diffus) ou par un promoteur social en vue de sa cession ultérieure au bénéficiaire (accession en secteur groupé).

Financements complémentaires : La subvention est cumulable avec les aides des collectivités locales ; les aides de la Caisse d’allocation familiale ; les prêt complémentaires à taux inférieurs à ceux du marché servis par les établissements de crédit.

Cependant, ette subvention n’est cumulable avec aucune autre aide de l’Etat, notamment avec le PTZ-DOM.


 

En savoir plus sur la subvention LES : cliquez ici
 



   Le prêt bancaire

Ils ne sont pas réglementés et leurs conditions sont à discuter avec l'établissement bancaire : l'offre est multiple.
Ils sont éligibles à l'Allocation-Logement.

Le prêt à taux et échéances fixes : dès le départ, durée, mensualités et taux sont connus et invariables jusqu'à la fin du prêt.

Le prêt à taux fixe et à échéances modulables : l'emprunteur peut remodeler le profil de son prêt, en fonction de ses capacités de remboursement. Il peut alléger ou accélérer ses remboursements, généralement une fois par an et après une franchise plus ou moins longue.

Le prêt à taux variable ou révisable : Le taux de départ peut varier à la hausse et à la baisse ou seulement à la baisse.

La révision peut intervenir annuellement, ou bien quand le taux de référence varie au-delà d'une limite définie au contrat de prêt.


 

Calculez votre échéancier de prêt : cliquez ici
 


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 Quelques liens utiles

Vous trouverez des informations utiles sur le logement, notamment sur les sites suivants :

 
Préfecture de la Martinique

 
Conseil Général de la Martinique

 
COBATY Martinique - 13 lotissement Bardinet Dillon - Fort de France (97200) Téléphone : 05.96.75.75.99 - Télécopie : 05.96.75.49.55

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